Aegon témoigne des incertitudes persistantes dans l'assurance

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Chez Aegon, 2003 a débuté comme 2002 s'était terminée. Après les 35% de baisse du résultat constatés l'an passé (voir ci-contre), c'est cette fois une baisse de 36% du bénéfice (393 millions d'euros) qui a été annoncée par l'assureur néerlandais pour le premier trimestre 2003. Une dégradation qui n'a pas vraiment surpris le marché. Conscients des difficultés auxquelles doit faire face le groupe (et même l'ensemble du secteur), les analystes interrogés par Reuters avaient en effet largement anticipé la baisse des résultats, n'espérant en moyenne qu'un bénéfice de 360,9 millions d'euros.Pour Aegon l'hisoire semble donc se répéter de mois en mois. Comme en 2002, "le premier trimestre 2003 s'est révélé difficile, avec des taux d'intérêts toujours bas, un marché d'actions toujours morose, des défauts de paiements et un dollar américain faible par rapport à l'euro", déplore le PDG, Don Shepard, dans un communiqué.Ainsi, le chiffre d'affaires s'est tassé de 9%, à 7,78 milliards d'euros. Si le premier métier du groupe, l'assurance-vie, a limité le repli de son activité à 8% (6,62 milliards d'euros), les assurances santé et accidents ont reculé de 16% (821 millions d'euros).Les effets de change ont quant à eux pesé à hauteur de 10% sur les bénéfices du groupe. Naturellement, le phénomène est particulièrement sensible sur la zone Amérique du Nord, dont le bénéfice a plongé de 44% à 228 millions d'euros.Et à ces effets de change s'ajoutent de lourdes provisions pour défauts de paiement dans l'obligataire. Elles ont été augmentées de 149 millions aux Etats-Unis sur le trimestre, contre 82 millions un an plus tôt. A fin mars 2003, elles atteignaient 280 millions d'euros.Si les derniers mois n'ont guère été réjouissants, l'avenir ne laisse pour l'instant augurer rien de bien meilleur. C'est du moins le sentiment d'Aegon qui dit constater une persistance des incertitudes sur les marchés. Dans ces conditions, le groupe s'est une nouvelle fois refusé à délivrer des pronostics pour l'ensemble de l'année.Néanmoins, les observateurs s'attendaient à une grande prudence de la part d'Aegon. Dès lors, ce n'est pas tant l'absence de prévisions de résultats que le mutisme concernant les provisionnements futurs en matière de défaut de paiement sur les obligations qui déçoit les observateurs ce mardi.Longtemps dans le rouge, l'action a profité du rebond général des marchés pour terminer en hausse de 0,42%, à 9,56 euros.

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