Pas de reprise prévue pour WPP en 2003

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Le premier groupe de publicité mondial, WPP, aura souffert de la conjoncture en 2002. C'est ce qu'a confirmé la publication de ses résultats annuels. Pour preuve, le bénéfice avant impôts et amortissement des survaleurs a baissé de 19% à 401 millions de livres sterling (598 millions d'euros) sur l'année. Ce chiffre était toutefois attendu par les analystes qui prévoyaient une fourchette de 374 à 410 millions de livres, soit une moyenne de 394 millions de livres.La marge brute annuelle (équivalent du chiffre d'affaires) s'est inscrite en baisse de 3% à 3,908 milliards de livres. C'est aux Etats-Unis en particulier que le groupe a ressenti la morosité de la conjoncture, avec un déclin de 2,4%. La zone pèse 44% du total des revenus. Au Royaume Uni (16% du chiffre d'affaires), les ventes ont accusé un recul plus léger limité à 1,3%. En revanche, en Europe continentale, le groupe a réussi à faire progresser son activité de 5,3%. Cette zone représente désormais 23,1% du chiffre d'affaires total."Les événements du 11 septembre 2001 ont eu un impact négatif sur la seconde moitié de l'année 2001 et beaucoup, y compris WPP, tablaient sur une amélioration de l'activité lors du second semestre 2002", souligne le groupe. Mais le rebond de l'activité tant attendu n'a pas été à la hauteur des espoirs du groupe britannique.En conséquence, la rentabilité de WPP n'a pas atteint le niveau espéré en début d'exercice, bien que les chiffres soient conformes aux dernières prévisions. Comme l'avait déjà craint le groupe en octobre dernier, la marge d'exploitation ne s'élève sur l'année qu'à 12,3% du chiffre d'affaires total. Cela signifie que sur le deuxième semestre, la marge a été inférieure aux 13% enregistrés au premier semestre. On est donc bien loin des 15% visés initialement. Pourtant, le groupe a fait en 2002 des efforts notables de réduction des coûts, en diminuant ses effectifs de 9%. Répétant son discours d'octobre dernier, WPP n'envisage pas 2003 comme une année de reprise mais entrevoit tout de même des améliorations par rapport à 2002. C'est pourquoi 2003 devrait être "une autre année difficile avec une reprise plus forte pour 2004". L'an prochain, le groupe compte tirer parti d'événements tels que les jeux Olympiques d'Athènes et les élections présidentielles américaines. Pour l'exercice en cours, le chiffre d'affaires devrait rester stable à périmètre comparable, le deuxième semestre devant être plus favorable que le premier. La marge d'exploitation devrait augmenter d'un point cette année et d'un demi-point supplémentaire en 2004. A Londres, le titre perd 0,87% en fin de séance à 399 pence.

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