Les marchés ont pesé sur les résultats du Crédit Agricole

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Le Crédit Agricole a continué à pâtir de la faiblesse des marchés au premier trimestre 2003. Son résultat net s'est en effet inscrit en baisse de 5,7% à 246 millions d'euros, un chiffre sensiblement inférieur aux 291 millions d'euros pronostiqués en moyenne par les analystes. De même, le résultat brut d'exploitation, en repli de 28,2% à 288 millions d'euros, est largement en dessous des attentes du marché (417 millions d'euros). Il faut dire que le produit net bancaire, de 1,29 milliard d'euros (-8,4%) a notamment pâti de 113 millions d'euros de provisions pour dépréciation des titres du portefeuille de la banque (participations dans Suez, Bouygues, etc...).Par activité, le bilan du premier trimestre reste contrasté. Principal pôle à avoir souffert, la banque grande clientèle, dont le RBE a reculé pratiquement de moitié à 59 millions d'euros. Si l'activité taux s'est bien tenue, la banque de marché et d'investissement a reculé à elle seule de 61,7%.En revanche, la banque de proximité a soutenu les résultats du groupe, grâce à une hausse du bénéfice net de 49,3% à 227 millions d'euros. Cette performance est à mettre sur le compte des caisses régionales, dont le résultat a progressé de 62,7%. Mais le Crédit Agricole a également bénéficié de l'intégration des services financiers Finaref, rachetés à PPR. A périmètre constant, le bénéfice du pôle a augmenté de 33,6%.Le pôle gestion d'actifs et assurance s'est inscrit en hausse de 40% à 205 millions d'euros. Soit une progression de 30,5% a périmètre constant. Le niveau des encours a tout de même progressé de 2,3 milliards d'euros par rapport à fin 2002. La collecte de l'assurance vie a de son côté enregistré une hausse de 20%.La banque rappelle dans un communiqué que le premier trimestre a également été marqué par l'ouverture le 28 mars dernier de l'offre public d'achat et d'échange sur le Crédit Lyonnais. Vendredi, le conseil d'Etat a enfin donné l'aval à la banque verte pour effectuer cette opération, en annulant dans le même temps les conditions restrictives du CECEI qui demandait notamment la fermeture de 85 agences. L'OPA ira donc jusqu'à son terme, une échéance prévue le 26 mai prochain (lire ci-contre).A Paris, le titre est malmené: à la clôture, il perd 6,03%, à 16,05 euros.

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