Floraison de rumeurs autour de Google

A coup sûr, Google marquera l'année 2004. Le moteur de recherche sur le Net devrait connaître une actualité chargée. Les rumeurs bruissent de toute part dans la presse. La première concerne ses relations avec l'un de ses principaux clients, Yahoo!. Selon le Wall Street Journal, le portail Internet aurait l'intention de se passer sous peu des services de Google pour employer ses propres outils. Des sociétés de marketing clientes de Yahoo! auraient déjà été informées du changement qui devrait intervenir ces prochains mois, raconte le quotidien anglo-saxon. Ces spéculations ne sont pas nouvelles et l'abandon de Google par Yahoo! ne constituerait que la suite logique des dernières acquisitions du portail. Car Yahoo! a dépensé pas moins de 2 milliards de dollars l'an passé pour mettre la main sur la technologie de recherche Inktomi et la société de liens sponsorisés Overture.Si Yahoo! montre de plus en plus son intention de couper les liens avec Google, c'est qu'il s'aperçoit qu'il a laissé entrer le loup dans la bergerie. De petite start-up, ce dernier est désormais un concurrent de poids. Et Yahoo!, en faisant la promotion de la technologie de Google, a participé à son succès. La preuve en chiffres: selon comScore MediaMetrix, la part de marché de Yahoo! dans les recherches est tombé à 25,9% en octobre contre 28% en avril tandis qu'elle est passée de 29 à 35% pour Google sur la même période.Google, qui emploie 1.000 personnes, devrait réaliser un chiffre d'affaires d'un milliard de dollars en 2003 et générer un résultat net de 200 millions de dollars. En 2004, les ventes pourraient atteindre 1,5 milliard de dollars et les bénéfices 300 millions, selon un analyste de Craig-Hallum Capital cité par Bloomberg. Des performances qui devraient permettre au moteur de recherche de mener son projet d'introduction en Bourse. Même si Google ne fait pas de commentaires de ce côté là, les choses semblent se préciser. Selon Bloomberg, la société voudrait lever jusqu'à 4 milliards de dollars en mettant sur le marché un tiers de son capital, soit une valorisation totale de 12 milliards. A cette fin, Google aurait embauché Morgan Stanley et Goldman Sachs. A leur tour, les deux banques auraient constitué un groupe de banques souscriptrices incluant Citigroup, Credit Suisse First Boston, JP Morgan Chase, Thomas Weisel Partners et WR Hambrecht. Cette dernière est spécialisée dans la vente de titres aux enchères sur le Net. Le système, qui permet l'achat de titres en direct par les petits investisseurs, a pour but d'éviter le risque d'allocations d'actions à des clients privilégiés, comme cela avait été le cas au moment de la bulle. La part de WR Hambrecht dans Google devrait être supérieure à 309 millions de dollars.

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