Les banques avalisent l'augmentation de capital d'Alstom

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Le dossier Alstom avance pas à pas. Après l'accord intervenu entre le gouvernement français et Bruxelles sur les cessions à réaliser et les partenariats à venir (voir ci-contre), le groupe vient cette fois d'obtenir l'aval des banques françaises concernant l'augmentation de capital de l'industriel. "S'agissant de l'augmentation de capital, les sept grandes banques françaises ont donné leur accord", a annoncé Nicolas Sarkozy, le ministre de l'Economie et des Finances, en visite sur le site d'Aytré en Charente-Maritime.En plus d'être appelées à convertir des créances en capital, BNP Paribas, Société Générale, Calyon, Natexis, HSBC-CCF, CDC-Ixis et CIC étaient également sollicitées pour garantir tout ou partie d'une émission de titres pouvant atteindre 1,2 milliard d'euros. Cette exigence a donc été satisfaite.Mais avant de mettre en route son plan, Alstom souhaite aussi obtenir des cautions bancaires lui permettant de couvrir ses besoins commerciaux pour les deux exercices à venir. Or, sur ce point, les négociations n'ont guère avancé. "Quant aux huit milliards de cautions, six d'entre elles ont donné leur accord", a ajouté Nicolas Sarkozy. Ce qui revient à dire qu'une banque refuse encore de s'engager. De sources proches du dossier, il s'agit du CIC.Vendredi midi, le ministre espérait que ce problème pourrait être résolu "avant la fin de la semaine". Il faut dire qu'un accord du G7 sur ce point serait préférable. Car il faciliterait les négociations à venir avec les banques étrangères, qui doivent de leur côté apporter 2 milliards d'euros de garanties, portant l'enveloppe totale à 10 milliards d'euros.Si cette dernière barrière est franchie, Alstom pourra donc mettre en route la totalité de son plan de relance qui prévoit une recapitalisation comprise entre 1,8 et 2,5 milliards d'euros. Outre les fonds de 1 milliard à 1,2 milliard d'euros espérés de l'émission d'actions, les créanciers devraient convertir des créances en capital. La première conversion entièrement réalisée par l'Etat s'élèvera à 300 millions d'euros et la seconde (faisant intervenir Etat et banques) sera comprise entre 500 et 1,2 milliard d'euros.Enfin sur le plan industriel, un accord est intervenu entre Paris et Bruxelles en cours de semaine. Alstom devra d'abord céder des activités correspondant à 1,5 milliard d'euros de chiffre d'affaires. Il devra aussi conclure un ou plusieurs partenariats industriels - en privilégiant des groupes privés - dans un délai de quatre ans.L'avancée progressive des négociations ne semble toutefois pas rassurer le marché. Vendredi en clôture, le titre cède encore 6%, à 0,94 euro. Peut-être parce que le temps ne joue pas en faveur du groupe. Bercy souhaiterait en effet boucler les opérations avant les départs en vacances du mois d'août. Peut-être également parce que l'agence de notation Fitch ne se dit pas encore rassurée.

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