Retour à la normale dans l'ensemble des transports publics

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La grève dans les transports en commun a fait long feu: la reprise du trafic est totale aujourd'hui à la SNCF, tandis que la RATP ne subit aucune perturbation. Et c'est de Marseille qu'est venue la surprise du jour, avec le vote par les salariés de la Régie des transports de la ville de la suspension de leur mouvement de grève.C'est au quarante-sixième jour de leur grève que les traminots de Marseille ont enfin décidé d'y mettre un terme. Officiellement, la grève n'est pas terminée, mais simplement suspendue, et pourrait donc en principe reprendre à tout moment. Mais dans la pratique, une partie des salariés doit reprendre le travail dès aujourd'hui, la situation devant redevenir entièrement normale dès demain.Un mois de demi de conflit n'aura donc pas permis de résoudre les différends qui opposent le personnel de la RTM à la direction de l'entreprise et à la Communauté urbaine de Marseille. Le principal point d'achoppement tient à la décision prise par les collectivités locales d'exploiter le futur tramway de la ville sous forme de délégation de service public, à laquelle serait associée une entreprise privée, Veolia. Ce que les syndicats assimilent à une privatisation.Dans le reste du pays, le retour du trafic à la normale est déjà chose faite. Conformément à ce qui avait été annoncé hier par les syndicats de cheminots, la SNCF fonctionne normalement depuis ce matin, à la seule exception du trafic dans la région Champagne-Ardennes. Une normalisation qui résulte logiquement de l'acceptation par les syndicats des concessions acceptées mardi par la direction de la SNCF.A Paris, le trafic est également tout à fait normal aujourd'hui, et cela en dépit du mot d'ordre de grève illimitée lancé par le syndicat Sud. Mercredi, déjà, l'appel de la CGT à la grève à la RATP n'avait suscité que de très faibles perturbations.Si le chaos annoncé dans les transports publics pour cette semaine n'aura donc finalement pas eu lieu - à l'exception des perturbations à la SNCF mardi - la polémique continue sur ces grèves et les moyens utilisés pour y mettre fin. Ce matin, le président de la SNCF Louis Gallois a affirmé sur France 2 que la journée de mardi a coûté entre 20 et 30 millions d'euros à l'entreprise, sans compter bien sûr le coût des mesures salariales annoncées mardi soir pour calmer les revendications des cheminots.En outre, a-t-il ajouté, "un ou deux clients" du fret ont annoncé vouloir quitter la SNCF, après ce qui a été le sixième conflit national depuis le début de l'année. Le président de la SNCF estime en tout cas qu'une septième grève n'est pas pour demain: les syndicats devraient hésiter avant de lancer un nouveau mot d'ordre, a-t-il déclaré, car "ils n'ont pas franchement réussi mardi dernier". La grève de mardi n'a rassemblé, selon les chiffres de la SNCF, que 22,8% des salariés.Reste que cette "victoire" remportée sur les syndicats ne suscite pas l'unanimité. Le député UMP de Paris Pierre Lellouche a ainsi dénoncé aujourd'hui la "capitulation préventive" de la direction. Le député déplore en particulier que la direction du groupe ait accordé une prime individuelle de 120 euros aux salariés de la SNCF. "Je ne vois pas pourquoi on a lâché quelques dizaines ou centaines de millions d'euros pour cela", a-t-il lancé.Sautant sur l'occasion, Nicolas Sarkozy relance le débat sur une loi imposant un service minimum dans les transports publics. S'exprimant dans une interview à Ouest-France, le président de l'UMP affirme ce matin qu'il souhaite que le gouvernement décide d'une telle loi, conformément aux voeux de nombreux parlementaires de l'UMP.

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