Bercy lève le voile sur la fiscalité d'Alternext

 |   |  386  mots
"Je suis un ministre entièrement dédié au soutien aux entreprises, disponible jour et nuit, comme l'ensemble de mon cabinet". C'est par ces quelques mots que le ministre de l'Economie et des Finances, Thierry Breton a clôturé la présentation des deux nouvelles mesures fiscales entourant le nouveau marché boursier Alternext, à la veille de la présentation des grandes orientation de sa politique économique. La partie boursière de son plan d'action en somme.Après avoir souligné l'environnement favorable s'appliquant à Alternext, qui enregistrera l'introduction de trois nouvelles entreprises cette semaine - Adomos, Harvest et MG International - l'ancien PDG de Thomson et de France Télécom a annoncé l'allègement de la fiscalité à destination à la fois des personnes physiques mais également des investisseurs institutionnels. La première mesure consiste à ouvrir la réduction de 25% l'impôt sur le revenu lors de la souscription au capital d'une entreprise non cotée sur le marché réglementé aux entreprises contrôlées par des fonds d'investissement, comme à celle détenues majoritairement par des personnes physiques. "Je rappelle que le plafond est très intéressant puisqu'il se monte à 40.000 euros pour un couple, soit 20.000 euros pour une personne seule", a ajouté le ministre. La seconde consiste à exonérer, à compter de la date de la création d'Alternext, les plus-values de cession sur des titres de participation mis sur le marché, anticipant ainsi le calendrier de la réforme de la taxation des plus-values de cessions de participation votées dans la loi de finances pour 2005.Grâce à ces mesures fiscales incitatives, le gouvernement espère faciliter le développement d'Alternext qui, avec les trois nouvelles introductions, compte pour l'instant six entreprises cotées. Engagé dans une lutte décisive, à deux ans des prochaines élections présidentielles, pour réduire drastiquement le taux de chômage, le gouvernement mise en grande partie sur le développement des Petites et moyennes entreprises pour gagner la bataille de l'emploi."Le développement des entreprises françaises, et en particulier des PME est fondamental car elles constituent un extraordinaire gisement d'emplois", précise Thierry Breton. "Il était indispensable d'inciter les ménages à orienter leur épargne, essentiellement constituée de liquidités et d'assurance-vie, vers les marchés actions afin de soutenir le développement des PME", ajoute le ministre.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :