La nouvelle politique industrielle de la France sera très sélective

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Avant de rendre officiellement son rapport sur la politique industrielle de la France le 15 janvier prochain, le PDG de Saint-Gobain Jean-Louis Beffa a levé ce matin le voile sur la future politique industrielle de la France. Ce rapport, auquel ont été associés un grand nombre d'économistes, de capitaines d'industrie et de syndicalistes, avait été commandé par Jacques Chirac à l'automne dernier. Pour coordonner cette politique industrielle nationale, le groupe de travail préconise la création d'une Agence pour la promotion de l'innovation industrielle. Cette nouvelle structure, dont la naissance prochaine a été officialisée ce mardi par Jacques Chirac lors de la présentation des voeux présidentiels aux forces vives de la Nation, verra le jour cette année (lire ci-contre).Son objectif est clair: soutenir les projets de haute technologie et sélectionner quelques programmes concernant de gros marchés. "Les programmes viseront un produit marchand défini, un produit européen du futur, dans le domaine de la santé, des transports, de l'énergie", a indiqué Jean-Louis Beffa, précisant qu'il ne s'agissait pas de reproduire les grands programmes industriels d'hier. Mardi, le président de la République avait cité en exemple des secteurs comme la voiture propre, la pile à combustible, les usines non polluantes en CO2, les réseaux à très haut débit sécurisés, les traitements contre les maladies infectieuses ou neurodégénératives.Définissant le champ d'action de cette agence, Jean-Louis Beffa a insisté sur la nécessité d'une recherche "coopérative" associant le monde industriel chargé du projet sélectionné à des petites et moyennes entreprises, des laboratoires publics et des clients potentiels, dans un dialogue permanent avec les chefs d'entreprises."L'effort de recherche et de développement [R&D] industriel de la France reste faible par rapport à celui de ses concurrents. Mais cette faiblesse n'est pas liée à l'insuffisance de la R&D au sein de chaque entreprise: elle tient à la spécialisation industrielle excessive de notre pays dans des secteurs de faible technologie. La relance de l'innovation en France dépend donc tout autant de l'évolution de sa structure industrielle que du développement de l'effort de recherche dans chaque entreprise", estime Jean-Louis Beffa."Nos propositions se situent dans le cadre de la politique réglementée par l'Union européenne. La France fera des programmes de recherche et développement qui s'arrêteront là où les aides publiques doivent s'arrêter", a-t-il ajouté.Cette agence, dont le financement sera assuré en partie par les recettes futures des privatisations, devrait être dotée d'un budget de 2 milliards d'euros d'ici à 2007.

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