Le chômage est resté stable en France l'année dernière

Le mois de décembre n'aura pas donné l'occasion au gouvernement de retrouver le sourire. Priorité du gouvernement et du président de la République en 2004, la lutte contre le chômage n'a pas eu les résultats escomptés. Et ce en dépit d'une croissance plutôt confortable, qui devrait s'élever entre 2,1% selon le consensus des économistes et 2,5% pour Bercy.En décembre, 3.300 personnes supplémentaires sont venues grossir les rangs des chômeurs, portant ainsi à 2.440.200 le nombre de demandeurs d'emplois. Calculé au sens du Bureau international du Travail (BIT), le taux de chômage est resté stable entre novembre et décembre à 9,9% de la population active. Selon les estimations du ministère du Travail, le taux de chômage est inchangé à 9,9% de la population active en 2004. Une stabilisation "loin d'être satisfaisante", précise le ministre du Travail et de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo dans un entretien à La Tribune (voir ci-contre) mais qui est tout de même "encourageante" après trois années consécutives de hausse du chômage. Le ministre avoue toutefois se préoccuper du chômage frappant les jeunes, qui se maintient à des niveaux encore élevés. Il a progressé de 0,7% en décembre et de 2,2% sur l'année.En décembre dernier, le nombre de demandeurs d'emplois de catégorie 1, le baromètre officiel des économistes, a baissé de 0,2% par rapport au mois de novembre avec 4.700 personnes de moins inscrites à l'ANPE. Pour mémoire, cette catégorie recense les personnes immédiatement disponibles, à la recherche d'un emploi à durée indéterminée et à temps plein."Les mois qui viennent ne devraient pas être marqués par de fortes variations du nombre de chômeurs, ni à la hausse, ni à la baisse. D'un côté, les entreprises n'entretiennent pas de surplus de main-d'oeuvre, loin de là. Mais de l'autre, elles considèrent l'environnement économique trop incertain pour pouvoir s'engager massivement dans des embauches fermes. Sur le marché du travail, 2005 ne s'annonce donc pas mauvaise, mais plutôt languissante", explique Nicolas Bouzou au Xerfi.

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