Le "contrat nouvelle embauche" offrira des préavis et indemnités de licenciement

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Le contrat nouvelle embauche, présenté comme la principale innovation du plan de lutte contre le chômage élaboré par le nouveau gouvernement, offrira finalement davantage de garanties aux salariés qu'initialement prévu. Présentant le projet à l'Assemblée nationale, Dominique de Villepin a en effet précisé que ce contrat prévoira un préavis de licenciement dès le deuxième mois travaillé, avec des indemnités qui seront fonction des salaires versés.Ce qui avait été présenté à l'origine comme une "période d'essai" de deux ans, avec la précarité totale que cela suppose, est en train de changer sérieusement de nature. Le Premier ministre, qui lançait l'examen du projet de loi habilitant le gouvernement à adopter par ordonnances son plan pour l'emploi, a en effet communiqué des précisions importantes sur le mode de fonctionnement de ce nouveau type de contrat, censé amener les dirigeants de petites entreprises à surmonter leurs réticences face à l'embauche.Selon Dominique de Villepin, les salariés recrutés dans le cadre du contrat nouvelle embauche auront droit à un "préavis dès le deuxième mois de travail". Ce préavis s'établira à "deux semaines au cours des six premiers mois", avant d'augmenter ensuite en fonction de l'ancienneté.En outre, et contrairement à la notion de période d'essai qui implique un départ sans préavis ni indemnité, le salarié aura droit également à des indemnités de départ. Le Premier ministre a précisé aux députés que cette indemnité sera "fonction des salaires versés", et qu'il "pourra s'y ajouter une contribution de reclassement". Autant de concessions qui visent à répondre à la fronde des syndicats, qui ont été unanimes à rejeter le projet tel que décrit initialement par le nouveau Premier ministre.Ce contrat nouveau style, enfin, sera finalement accessible à toutes les entreprises comptant jusqu'à vingt salariés, et devrait être proposé dès le 1er septembre prochain.Défendant son projet, Dominique de Villepin a affirmé que son plan pour l'emploi est dicté "par le pragmatisme et le souci du résultat. Là où il y a des difficultés, nous voulons apporter des solutions. Là où il y a des gisements d'emplois inexploités, nous voulons nous donner les moyens d'aller les chercher. Là où il y a du dynamisme et de la volonté d'embaucher, nous voulons lever les appréhensions pour donner toute sa chance à l'emploi", a-t-il ajouté. Le Premier ministre s'est aussi employé à défendre la procédure des ordonnances, un choix très critiqué au sein même de sa majorité, mais qui s'explique selon lui "pour une raison simple: l'urgence". "Nous ne pouvons plus attendre face aux 10% de chômage que connaît notre pays depuis des années. Le chômage représente aujourd'hui une injustice inacceptable", a-t-il affirmé, soulignant que le choix des ordonnances s'était fait "dans un esprit de dialogue et de concertation" avec les partenaires sociaux.

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