EDF pourrait entrer en Bourse dès octobre

EDF devra encore faire des efforts pour préparer sa très prochaine introduction en Bourse. Alors que l'électricien doit être partiellement privatisé, selon le souhait exprimé hier par le ministre de l'Economie et des Finance Thierry Breton (voir ci-contre), ses performances financières laissent encore à désirer pour 2004.Le groupe a affiché une croissance de son chiffre d'affaires de 4,5% à 46,9 milliards d'euros et un Ebitda (équivalent de l'excédent brut d'exploitation) de 12,13 milliards d'euros, en progression de 10% par rapport à 2003. Son bénéfice net part du groupe, quant à lui, s'est affiché à 1,341 milliard d'euros, en progression de 56% par rapport à l'année précédente. En normes IFRS, après réforme du financement des retraites, le résultat net part du groupe pro forma est de 1,508 milliard d'euros, précise toutefois EDF.Le financement des retraites a également contribué à grever considérablement les fonds propres de la société et donc à fragiliser son équilibre financier. De fait, l'endettement du groupe reste très élevé à 19,7 milliards d'euros pour des fonds propres de 8,4 milliards d'euros. Même s'il a reculé de 18% par rapport à l'année dernière, il représente 2,3 fois les capitaux propres de la société. Ces derniers ont été "amputés en 2004 de plus de moitié par rapport à 2003, dans le cadre de la réforme du financement du régime de retraite et de l'application des nouvelles normes comptables IFRS", souligne EDF. Un constat qui a d'ailleurs amené le ministre de l'Economie Thierry Breton à affirmer mercredi, lors de sa conférence de presse, qu'il faudrait "au moins doubler" les fonds propres d'EDF.Conscient de cette situation, EDF, qui compte lever entre 8 et 11 milliards d'euros à l'occasion de son entrée en Bourse, annonce qu'il procédera à des cessions d'actifs pour plus de 10 milliards d'euros afin de se désendetter, à horizon 2008. Par ailleurs le groupe va mettre en place un plan baptisé Altitude 7500 visant à réaliser des gains de productivité de 7,5 milliards d'euros. Ce plan doit permettre "d'améliorer la performance à travers un programme qui vise des efforts dans tous les domaines, comme les achats, les synergies entre l'amont et l'aval", selon le PDG. "L'année 2005 sera décisive pour le groupe, qui doit continuer à améliorer sa rentabilité. Il s'agit plus largement de lui redonner, dans le cadre de son projet industriel, les marges de manoeuvre financières indispensables à un développement européen maîtrisé", selon Pierre Gadonneix. "L'ouverture prochaine du capital participera de manière essentielle à cette stratégie qui vise à permettre à EDF d'être un leader européen de l'énergie", ajoute-t-il.Avec un calendrier qui s'accélère, Pierre Gadonneix, le PDG d'EDF devra aussi clarifier les perspectives du groupe vis-à-vis d'Edison, en Italie (voir ci-contre). Une situation qui doit se résoudre d'autant plus vite que, d'après Pierre Gadonneix, l'ouverture du capital du groupe énergétique français EDF pourrait intervenir "dès le mois d'octobre prochain, en fonction des conditions de marché".
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