Affaire Mannesmann : le patron de la Deutsche Bank dans la tourmente

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La Cour fédérale de justice allemande (BGH) a rouvert la boite de Pandore. Comme on le pressentait ces derniers jours, elle a décidé de rouvrir le procès Mannesman, revenant du coup sur la relaxe pure et simple de 6 prévenus décidée l'an passé en première instance par le Tribunal de Düsseldorf. Les prévenus, parmi lesquels le patron de la Deutsche Bank, Josef Ackermann, vont ainsi être rejugés. En jeu: les généreuses primes accordées aux dirigeants de l'opérateur télécoms Mannesmann - 57 millions d'euros en tout - afin qu'ils acceptent la fusion avec le britannique Vodafone il y a 5 ans.En 2004, le tribunal de première instance n'avait pas jugé que ces primes constituaient un abus de confiance. Mais après examen, la plus haute juridication allemande a estimé que ces bonus avaient peut-être nui aux intérêts de l'entreprise. Outre Josef Ackermann, Klaus Wickel, ancien numéro 1 du puissant syndicat allemand IG Metall et l'ex-patron de Mannesmann, Joachim Funk, vont être rejugés pour abus de confiance. Klaus Esser, ancien patron de Mannessmann, a touché de son côté 16 millions d'euros. Il sera rejugé pour "complicité d'abus de confiance". Ce deuxième procès devrait durer trois mois, et serait donc plus court que le premier qui avait pris six mois. Cette annonce devrait pousser un peu plus vite le très décrié patron de la Deutsche Bank dehors, bien qu'il y ait officiellement reçu le soutien de sa banque. "Le conseil de surveillance renouvelle sa confiance inconditionnelle à Josef Ackermann", explique un communiqué.Ce dernier, qui veut se vanter d'avoir multiplié les bénéfices de la banque allemande par 6 depuis son arrivée en 2002, est devenu en Allemagne le symbole de l'avidité dans les affaires. Il s'est attiré une pluie de critiques la semaine dernière en annonçant brusquement la fermeture pure et simple d'un fonds spécialisé dans l'immobilier, et alors que la crise du secteur est terminée en Allemagne. Une annonce qui a créé un vent de panique sur les marchés. D'ores et déjà la succession de Josef Ackermann se prépare. Le patron des activités de détail de Deutsche Bank, Rainer Neske, pourrait prendre sa place. Le président du Conseil de surveillance de la Deutsche Bank Rolf Breuer, en charge de lui trouver un remplaçant, a admis "cogiter", auprès du Financial Times.

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