Unilever reste optimiste dans une conjoncture difficile

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Les temps sont durs pour Unilever. Le géant des biens de consommations et de l'agroalimentaire a bien du mal à redresser la barre. Au deuxième trimestre 2005, son bénéfice net a reculé de 26% à 787 millions d'euros. Sur le premier semestre, le bénéfice net recule de 6%, à 1,7 milliard d'euros.Le groupe anglo-néerlandais a subi une érosion de sa rentabilité, alors que son chiffre d'affaires sur le deuxième trimestre n'a progressé que de 1% à 10,2 milliards d'euros pour une baisse de 18% de son résultat opérationnel, à 1,2 milliard d'euros. De même sur le semestre, le chiffre d'affaires progresse de 2% à 19,3 milliards d'euros pour un repli de 7% du résultat d'exploitation, à 2,6 milliards d'euros.Cette évolution s'explique notamment par le fait que le groupe a poursuivi ses dépenses de marketing et de promotion pour soutenir ses ventes. Une tendance qui devrait rester la même tout au long de l'année, selon le groupe. Unilever a aussi souffert d'un marché européen morose et très concurrentiel.En outre, la société précise que sa marge opérationnelle trimestrielle, qui s'établit à 12,4% (en baisse de 3,4 points sur un an), a été touchée par des charges de 353 millions d'euros liées à la perte de valeur de la marque Slim Fast. Sur le semestre, le groupe a également vu sa marge souffrir de coûts de restructuration pour 124 millions d'euros, qui ont porté sa marge opérationnelle à 13,7%, soit 1,4 point de moins que l'année dernière à la même époque.Unilever se veut toutefois optimiste. Il estime qu'il est en bonne voie pour redresser ses ventes, puisqu'il a réussi sur le deuxième trimestre stopper l'érosion de ses parts de marché. Ce qui rassure les investisseurs, puisque le titre progresse de 2,64% à 56,45 euros à Amsterdam, à la clôture.

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