Unilever s'inquiète des conditions de marché

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Au premier abord, l'année n'a pas trop mal commencé pour Unilever. Le groupe anglo-néerlandais de produit de grande consommation a affiché un bénéfice net de 981 millions d'euros pour les premiers mois de l'année, en progression de 22% par rapport au premier trimestre 2004. Ce chiffre est nettement supérieur aux attentes des analystes qui tablaient sur un bénéfice net de 745 millions sur la période. Par ailleurs, le groupe a affiché une croissance de 2% de son chiffre d'affaires à 9,27 milliards d'euros. Le résultat opérationnel du groupe sur la période a pour sa part progressé de 8% à 1,42 milliard d'euros. "Nous faisons des progrès en terme d'amélioration du chiffre d'affaires", se réjouit le PDG du groupe, Patrick Cescau, dans un communiqué diffusé avant Bourse. Avec une marge opérationnelle de 15,3%, le groupe a de quoi garder le sourire. Pourtant, ces performances ne doivent pas occulter des difficultés en Europe. "Les conditions de marché restent difficiles en Europe occidentale. La concurrence est intense entre les distributeurs ainsi qu'entre les fabricants et les prix sont sous pression", explique ainsi le groupe qui affiche une baisse de 2% des ventes européennes en raison de cette pression sur les prix. "Le trimestre a été difficile sur le secteur des produits d'hygiène, principalement en Grande-Bretagne", ajoute le groupe. Alors que les performances dans les autres pays d'Europe de l'Ouest ont été mitigés, Unilever se réjouit d'avoir affiché une forte croissance en Europe de l'est et en Russie en particulier.Aux Etats-Unis, le groupe se dit un peu plus satisfait, avec une bonne tenue de ses produits de beauté. Le chiffre d'affaires sur le Nouveau Continent ont progressé de 4% d'une année sur l'autre. Quant à l'Asie et l'Afrique, la zone reste très dynamique en "dépit du ralentissement économique au Japon" et d'une croissance faible en Afrique du Sud. Sur cette zone Asie et Afrique, le chiffre d'affaires du groupe a progressé de 7% au premier trimestre.Surtout, sur le plan des perspectives, Unilever ne rassure pas vraiment. Le groupe s'attend en effet à ce que 2005 soit une année difficile. "Cette année, nous nous attendons à ce que les conditions de marché restent difficiles en Europe, et à ce que les marges restent sous pression à cause de la hausse des coûts de production", a indiqué Unilever dans un communiqué.Malgré cette mise en garde, le titre progresse en clôture, à Amsterdam, gagnant plus de 3%.

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