L'excédent brut d'exploitation 2004 de Rhodia sera meilleur que prévu

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Difficile de faire le tri mercredi dans la salve d'annonces faites par Rhodia. Le marché lui-même semble s'y être un peu perdu. Le titre a débuté la séance sur une légère baisse. mais il a rapidement inversé la tendance pour gagner 4,85% en fin de séance, à 1,734 euro.Les investisseurs semblent donc avoir retenu avant tout les bonnes nouvelles, celles concernant les résultats 2004. Dans un communiqué, le chimiste a en effet annoncé que son excédent brut d'exploitation (EBE) de 2004 serait "légèrement supérieur" aux indications données auparavant, soit une fourchette de 420 à 425 millions d'euros. La raison? Le groupe dit avoir connu un "niveau d'activité soutenu" sur les trois derniers mois de 2004, avec une croissance "en volume et en valeur", tout en poursuivant "à un rythme satisfaisant" son plan de réduction des coûts.Par ailleurs, les objectifs à horizon 2006 ont été confirmés, à savoir une marge d'EBE récurrente de 13%, un retour aux bénéfices et un ratio de dettes sur EBE inférieur à 3,5.Mais les analystes n'oublient pas pour autant le côté plus embarrassant du communiqué. "Les mauvaises nouvelles, ce sont ces dépréciations d'actifs. On ne s'y attendait pas", a confié l'un d'entre eux à l'AFP. Rhodia a en effet averti qu'il allait comptabiliser dans ses comptes 2004 des provisions de 315 millions d'euros, liées principalement à la dépréciation complémentaire de sa filiale de chimie pharmaceutique Rhodia Pharma Solutions.Et ce n'est pas tout. A ces dépréciations s'ajouteront 70 millions d'euros de provisions supplémentaires concernant les risques environnementaux du groupe. Ils correspondent aux dépenses "raisonnablement estimables à l'horizon 2020", car le chimiste a décidé de porter de 5 ans à 15 ans sa plage d'estimation des passifs environnementaux.Rhodia espère toutefois obtenir une contribution d'Aventis-Sanofi, son ancienne maison-mère, concernant ces coûts éventuels. Il a en tout cas engagé des actions "contentieuses et pré-contentieuses" à l'égard du groupe pharmaceutique dans cette optique. Lors de sa création, Rhodia avait reçu d'Aventis 88 millions d'euros pour couvrir ses risques environnementaux. Mais aujourd'hui, il estime que cette indemnité est insuffisante. Il fait aussi valoir que les sites de Silver Bow aux Etats-Unis (pour lequel la justice lui a infligé une amende) et de Cubatao (Brésil) ont été fermés avant sa naissance. Reste qu'Aventis a indiqué dans la journée n'avoir plus rien à négocier avec Rhodia sur ces questions.Enfin, cela devient une tradition en ce début d'année pour les groupes cotés, Rhodia a fait un point sur l'impact du passage aux normes IFRS. Rhodia va notamment consolider des opérations de titrisation de créances au 1er janvier 2004, avec un impact sur la dette nette de 413 millions d'euros. Il a par ailleurs décidé de provisionner intégralement ses engagements de retraite. D'où une diminution de 620 millions d'euros de ses capitaux propres, mais une amélioration de l'EBE.Au global, le groupe précise donc que ses capitaux propres au 1er janvier 2004 étaient négatifs de 340 millions d'euros mais que l'augmentation de capital du printemps lui a permis de les porter à 110 millions en pro-forma. Il prend également soin de souligner que ces changements n'auront aucune influence sur ses ressources financières et sa liquidité.

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