Les laboratoires prêts à affronter la grippe aviaire

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La psychose aviaire prend de l'ampleur. Tandis que la grippe dite "du poulet" vient de faire son entrée sur le continent européen, les groupes pharmaceutiques qui développement des vaccins contre cette pandémie potentielle font l'objet de la plus grande attention.Roche, Sanofi-Aventis, et GlaxoSmithKline sont les plus présents dans le domaine des vaccins contre cette grippe. Mais Roche a pris une avance incontestable. Le laboratoire suisse développe le Tamiflu, vaccin qui serait capable de combattre la grippe aviaire. Le laboratoire, qui fait face à une demande croissante de médicaments, devrait voir sa production multipliée par huit entre 2003 et 2006. Pour Roche, le Tamiflu pourrait représenter cette année un chiffre d'affaires de 600 millions d'euros. Cette croissance est favorisée par le fait que le groupe est quasiment seul à développer un médicament qui devrait être efficace contre la grippe aviaire. Son concurrent britannique GlaxoSmithKline, qui produit le Relenza, est moins adapté à toute la population, car il s'administre par inhalation.Mais tandis que la production du médicament de Roche prend en moyenne six mois à un an, Sanofi-Aventis, qui se lance dans ce domaine, pourrait lui aussi avoir sa carte à jouer pour lutter contre le danger de la grippe aviaire. Mais un vaccin de Sanofi ne serait disponible que dans deux ou trois ans...Quoi qu'il en soit, si les laboratoires sont prêts à affronter la grippe, il ne semble pas que les ventes pourraient générer de fortes ventes à terme. Un pic est en effet attendu, dans le cas de Roche, pour 2005. Mais il est encore difficile de prévoir une hausse des ventes par la suite. "Il y a beaucoup d'achats de précaution sur des médicaments dont la durée de vie est de trois à cinq ans, au moins", précise un analyste contacté par latribune.fr. Ainsi, si les stocks ne sont pas renouvelés, les ventes seront même en décroissance.En outre, pour tous les laboratoires concernés, les ventes de ces produits devraient rester assez confidentielles, rapportées au niveau global des chiffres d'affaires. Ces entreprises pharmaceutiques génèrent en effet des milliards d'euros de chiffre d'affaires chaque année. Roche, par exemple, doit plus sa croissance aux anticancéreux.Du coup, en Bourse, les titres réagissent assez peu à court terme. Roche baisse de 0,22% à 184,20 francs suisses, à Zurich, à la clôture. Sanofi-Aventis pour sa part gagne 1,40% à 68,65 euros. "Les investisseurs sont plus attentifs à la pérennisation des cash flow qu'à des évolutions non récurrentes des ventes", précise un analyste.Reste qu'à plus long terme, des sociétés comme Roche ou encore Sanofi gardent leur potentiel boursier. Pour Xavier d'Ornellas, gérant des fonds Mercure Pharmacie et Mercure Biotech interrogé par latribune.fr, Roche a certes déjà bien profité de l'engouement pour son produit Tamiflu (son titre progresse de 48% sur un an). Mais le groupe dispose encore d'autres atouts qui supportent son titre. De même, selon le gérant, Sanofi-Aventis pourrait aussi profiter à terme du développement de son futur vaccin antigrippe, pour lequel il a un contrat avec les Etats-Unis.

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