Fin d'année 2004 difficile pour Pearson

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La fin de l'année 2004 a été plutôt difficile pour Pearson, le groupe britannique de presse et d'édition, mais la situation devrait s'améliorer en 2005: c'est ce que le groupe a annoncé ce matin dans un communiqué, qui précise qu'il s'attend à des résultats 2004 dans le bas de la fourchette des prévisions des analystes.Selon Pearson, ainsi, le bénéfice net de l'exercice écoulé devrait s'établir aux environs de 30 pence par action. Les prévisions des analystes s'étagent actuellement entre 29,7 et 31,2 pence. Le groupe n'en compte pas moins réaliser "des progrès en termes de revenus, de liquidités et de retour sur capital en 2004", affirme-t-il dans un communiqué. Cette prévision décevante pour le bénéfice par action résulte notamment de la mauvaise saison des fêtes réalisée par l'éditeur Penguin. Ce dernier "a souffert de conditions de marché difficiles", particulièrement sur le marché grand public américain, selon Pearson. A l'inverse, le groupe se félicite de la bonne tenue des activités de sa division Education, ainsi que du FT Group, qui publie le Financial Times et Les Echos. Le Financial Times, en particulier, a terminé le dernier trimestre 2004 à l'équilibre: c'est la première fois depuis le deuxième trimestre 2002 qu'il n'enregistre pas une perte.Le groupe a par ailleurs continué à souffrir de la faiblesse du dollar. Réalisant les deux tiers de son chiffre d'affaires aux Etats-Unis, notamment dans l'édition de livres scolaires, il estime que la chute de la devise américaine par rapport à la livre sterling réduira son résultat par action 2004 de 4 pence environ par rapport à l'année précédente.Après cette fin d'année inégale, le groupe se veut plus optimiste pour 2005. "Nous continuons à attendre une accélération significative de nos performances financières en 2005, tirées par les très bonnes perspectives de nos activités dans l'éducation", précise Pearson.Le groupe indique par ailleurs qu'il a décidé d'approuver la cession du fournisseur de données financières MarketWatch à l'américain Dow Jones, propriétaire du Wall Street Journal. Pearson, qui possède 22% de MarketWatch, devrait retirer 100 millions de dollars de cette opération.La perspective d'un bénéfice 2004 un peu décevant pèse en tout cas sur le titre. Mercredi, l'action perd 2,75%, à 619,97 pence, à la clôture de la Bourse de Londres.

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