Galeries Lafayette veut améliorer la rentabilité de ses grands magasins

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Galeries Lafayette tient la barre. Le groupe de distribution a enregistré des résultats en hausse en 2004, grâce notamment à ses filiale LaSer et surtout Monoprix. Ainsi, le résultat net a enregistré une hausse de 16,5%, à 133,9 millions d'euros. De son côté, le résultat d'exploitation s'est accru de 12,1%, à 319,1 millions d'euros. Ces chiffres sont à peine inférieurs au consensus Reuters, qui misait un bénéfice d'exploitation de 321,8 millions d'euros et sur un net de 139,8 millions.Le groupe a profité de Monoprix, dont le bénéfice a aumgenté de 50% en un an à 108,5 millions d'euros. La branche LaSer (crédits à la consommation Cofinoga, services de fidélisation) n'est pas en reste puisque son bénéfice a progressé de 14,2% à 175,8 millions d'euros. Enfin, la division Galeries Lafayette/Nouvelle Galeries a vu son résultat d'exploitation augmenter de 37% pour atteindre 52,6 millions d'euros. En revanche, le BHV a terminé l'année sur une perte de 8,3 millions d'euros. En tout, les ventes affichent une hausse modérée de 1,9% à 5,63 milliards d'euros. Pour 2005, le groupe de distribution pointe du doigt un "contexte encore incertain". D'ailleurs, les deux premiers mois de l'année ont été "un peu difficiles", avec une baisse du chiffre d'affaires "de 3%", a indiqué son co-président Philipe Lemoine en présentant les résultats annuels. Les grands magasins Galeries Lafayette/Nouvelles Galeries ont enregistré une baisse des ventes de 1%, Monoprix de 2,5% et le BHV de 10%, en raison notamment l'impact aussi d'un calendrier défavorables en nombre de jours et du démarrage tardif des soldes d'hiver. C'est pourquoi cette année il compte se concentrer sur la progression de la rentabilité de ses grands magasins. Concernant le Bazard de l'Hotel de Ville, le groupe veut mener un programme de redressement à court terme du résultat, "en complément des travaux de repositionnement de l'enseigne". En parallèle, le groupe teste en ce moment à Paris un nouveau concept de Monoprix, baptisé "Monop", une petite surface de 300 m2 qui offre notamment des produits ultra-frais prêts à consommer. Le premier magasin, ouvert il y a quelques semaines, marche très bien et le groupe compte en ouvrir bientôt quatre ou cinq autres, dans les grandes villes régionales, en région parisienne ou à Paris.En outre, Philippe Houzé, co-président du groupe, a expliqué que le Crédit Mutuel, qui a acheté sur le marché fin décembre 15,84% de titres Galeries Lafayette, a proposé un "partenariat sur les activités de crédit de LaSer-Cofinoga". "Nous avons engagé un travail pour clarifier son propos" sur cette proposition, a poursuivi Philippe Houzé. "Mais la valeur maximale du groupe est fondée sur trois piliers, des enseignes fortes, des services financiers et un immobilier exceptionnel: celui qui voudra en tirer le meilleur conservera la cohésion et la cohérence de l'ensemble. Michel Lucas [le directeur général de la banque mutualiste] aura à s'expliquer sur cela", a lancé le co-président, semblant écarter toute idée de se séparer de Cofinoga. En outre, le Crédit Mutuel devrait déposer lors de l'assemblée générale du 25 mai une résolution pour obtenir deux postes au conseil d'administration. Les actionnaires recevront au titre de l'exercice 2004 un dividende de 2 euros par action, en hausse de plus de 40% sur un an. A Paris, le titre termine la séance inchangé.

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