Suez détient 97% d'Electrabel

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Illustrant la réussite de son offre publique d'achat (OPA) sur Electrabel, le groupe Suez intègre à partir d'aujourd'hui l'indice phare de la Bourse de Bruxelles, le Bel-20. Le groupe français d'énergie a annoncé ce matin qu'il détient 97,16% du capital d'Electrabel (voir ci-contre) alors que l'OPA est close depuis le jeudi 10 novembre.Conformément à la loi belge, l'offre est rouverte du 16 novembre au 6 décembre inclus. En effet, selon la loi, Suez ayant dépassé le seuil de 90% du capital d'Electrabel, il doit rouvrir l'offre durant 15 jours ouvrables au moins, dans le but de permettre aux actionnaires n'ayant pas encore répondu à l'offre d'apporter leurs titres.En tout état de cause, quatre mois après avoir lancé son offre de rachat sur les minoritaires de sa filiale belge Electrabel (voir ci-contre), Suez absorbe donc définitivement l'électricien. Suite à cette absorption, Suez remplace donc Electrabel au sein du Bel-20. A partir de ce matin, le titre Electrabel laisse sa place à celui de Suez qui reste logiquement coté à Paris, mais aussi à Zurich, New York et Luxembourg (voir ci-contre). A la Bourse de Paris, Suez a clôturé en baisse de 0,42% à 23,87 euros et a terminé en recul de 0,89% à 23,89 euros à la Bourse de Bruxelles.La pondération de Suez dans le Bel-20 est de 15%, ce qui fait du groupe franco-belge le groupe le plus "lourd" de l'indice à égalité avec le bancassureur belge Fortis. Après l'offre publique d'échange de Suez sur Electrabel, le groupe dirigé par Gérard Mestrallet voit également son capital évoluer.A ce jour, les actionnaires belges représentent une part importante du groupe d'énergie. Les communes belges détiennent aujourd'hui environ 4% du capital d'Electrabel, le public belge 5% et le financier Albert Frère 8%. Ce dernier a d'ailleurs déclaré vendredi dernier qu'il souhaitait que les actionnaires belges de Suez se regroupent au sein d'une holding belge. L'intérêt serait de "constituer un bloc important au sein de Suez", a indiqué Albert Frère, qui est aussi le vice-président du groupe. Avec le rachat du belge Electrabel, "Suez a vocation à devenir un véritable groupe binational franco-belge" a-t-il ajouté, "c'est à nous (Belges) de ne pas manquer cette occasion et de continuer à soutenir l'influence de la Belgique au sein de Suez".Cette dualité franco-belge existe également au sein du groupe bancaire Dexia. Le groupe bancaire est issu de la fusion entre le Crédit Local de France et le Crédit Communal de Belgique en 1999. La banque spécialisée dans le financement des collectivités locales a connu il y a un an quelques problèmes dans son mode de gouvernance dual franco-belge (voir ci-contre) lors de la tentative de rapprochement entre Dexia et l'Italienne Sanpaolo IMI. L'objectif pour Suez sera d'éviter les divergences entre les actionnaires français et belges et de gérer au mieux ce modèle binational.

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