L'Iran demande à son tour une réduction de la production de pétrole de l'Opep

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Comme d'autres Etats membres de l'Opep, comme l'Arabie saoudite, l'Iran souhaite que l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) réduise une nouvelle fois sa production, à l'occasion de la prochaine réunion, prévue le 14 décembre prochain.

Se dirige-t-on vers une nouvelle réduction de la production de pétrole de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep)? L'Iran, comme d'autres membres de l'Opep, affiche son souhait de voir la production se réduire. L'Iran, qui est le quatrième producteur mondial de pétrole et le deuxième au sein de l'Opep, a demandé à ce que l'organisation réduise une nouvelle fois sa production lors de sa réunion du 14 décembre prochain, au Nigeria.

"Certains facteurs, comme le ralentissement de la croissance mondiale et l'accroissement des réserves de brut et de produits dérivés, indiquent que le marché a besoin d'une nouvelle réduction de l'Opep", a expliqué le représentant iranien au sein de l'Opep, Hossein Kazempour Ardebili, cité par l'agence de presse iranienne, Irna.

L'Iran rejoint ainsi d'autres membres du cartel, parmi lesquels l'Arabie saoudite, le Venezuela, l'Algérie et le Qatar, qui sont également en faveur d'une réduction de la production, à l'occasion de la réunion de l'Opep, en cas de poursuite de la baisse du prix du pétrole.

Une nouvelle baisse interviendrait après celle décidée le 20 octobre dernier. A cette époque, le cartel pétrolier avait décidé de réduire son plafond de production pour soutenir les cours du baril. L'Iran estime pour sa part que cette réduction n'est pas suffisante, et qu'il y a "encore une offre supérieure à la demande sur le marché et (même avec la récente) réduction de l'Opep, toutes les demandes du marché ont été assurées".

Si tous les membres de l'Opep ne sont toutefois pas favorables à une nouvelle réduction de la production, pour sa part, le Nigérian Edmund Daukoru, président de l'Opep, semble penser qu'une réduction est très plus que possible. "Il est probable qu'il y aura une réduction supplémentaire. Son ampleur effective dépendra des circonstances", a-t-il expliqué à l'agence Reuters.

En tout état de cause, vendredi, les prix du pétrole ont terminé en hausse, dans la perspective d'une nouvelle réduction de la production. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en janvier a progressé de 30 cents à 63,43 dollars.

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