La compagnie minière britannique Peter Hambro menacée par Moscou

 |  | 332 mots
Lecture 2 min.
Les autorités russes menace de retirer ses licences d'exploitation au groupe aurifère. Ses actions ont décroché de 14 % hier à Londres

Après des "majors" pétrolières comme Shell et BP c'est à présent Peter Hambro Mining, une compagnie minière d'origine britannique opérant en Sibérie de faire les frais de la reprise en main du secteur des ressources naturelles par l'Etat russe. Une première dans l'industrie des minerais russes.

Devenu le troisième producteur d'or en Russie, la société fondée par l'héritier de la famille des banquiers londoniens Hambro est menacée de se voir retiré le droit d'exploiter ses gisements. Raison invoquée par les autorités du ministère russe de l'Environnement, les chiffres de production déclarés - ainsi que la taille des réserves des gisements -par cette entreprise cotée sur la Bourse de Londres.

Peter Hambro indiquait hier à l'agence Bloomberg ne pas savoir "pourquoi les responsables de l'environnement se préoccupaient du niveau des réserves", ajoutant avoir rencontré les responsables du ministère russe de l'Environnement l'été dernier.

Ceux-ci avaient alors approuvé les évaluations géologiques des richesses des différents sites exploités. Les autorités russes n'en mettent pas moins en cause aujourd'hui la classification d'un majorité de l'or recelé par les gisements de Peter Hambro Mining sous la catégorie "non prouvée" : 80 millions d'onces du métal brillant, alors que les paillettes à la présence considérée comme "probable" atteignent seulement 16 millions d'onces, les réserves prouvées étant limitées 2 millions d'onces. Un distingo classique dans le secteur, et que les investisseurs ont l'habitude d'intégrer dans leurs évaluation des sociétés minières.

Il n'empêche. Le fait de voir l'ombre du Kremlin passer à présent au-dessus des mines d'or sibériennes de Peter Hambro a fait plonger sa valeur boursière de 14 % hier à la City, celle-ci revenant à 824 millions de livres (1,2 milliards d'euros). Basée à Londres, la société développe actuellement en Russie un projet minier afin d'accroître sa production annuelle de 200.000 onces actuellement à 1,2 million en 2009.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :