Les aides au logement seront revalorisées de 2,8 % au 1er janvier

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La Caisse nationale des allocations familiales avait jugé "largement insuffisante" la proposition initiale du gouvernement d'augmenter de 1,8 % les aides au logement à partir de l'an prochain. L'abaissement du seuil à partir duquel l'APL n'est pas versée va profiter à quelque 110.000 ménages supplémentaires.

Le Premier ministre a annoncé jeudi soir sur TF 1 une revalorisation de 2,8 % de l'aide personnalisée au logement (APL) dès le 1er janvier. Cette revalorisation concernera aussi bien l'APL que les deux allocations logement (AL), l'une étant à caractère social et l'autre à caractère familial. Il y avait au 31 décembre 2005 près de 6 millions de bénénéficiaires d'une aide au logement en France.

A l'issue de la conférence triparite sur l'emploi et les revenus, qui s'était tenue ce jeudi et a laissé les syndicats sur leur faim, Dominique de Villepin avait déjà promis l'abaissement du seuil à partir duquel l'APL - qui concerne le logement social - n'est pas versée, à 15 euros par mois contre 24 euros actuellement. En fait, l'abaissement de ce seuil, qui le rétablit à son niveau de 2003, était déjà prévu par le gouvernement. Cette mesure, qui va permettre à quelque 110.000 ménages supplémentaires de bénéficier de l'APL, ne satisfait que partiellemenest les administrateurs de la Caisse nationale d'assurances familiales (Cnaf). Ceux-ci réclament en effet la suppression de ce seuil, qui empêche les bénéficiaires d'une APL d'un montant inférieur de la percevoir.

Le conseil d'administration de la Cnaf avait par ailleurs voté mardi contre la proposition initiale du gouvernement d'augmenter de 1,8 % les aides au logement (APL et allocation logement) à partir du 1er janvier, la jugeant "largement insuffisante". En particulier, une telle revalorisation n'aurait pas compensé la hausse de l'indice de référence des loyers, égale à 2,3 % entre fin 2004 et fin 2005, selon les administrateurs.

Dominique de Villepin a également annoncé la mise en place d'une "garantie des risques locatifs" pour tous, qui assurera pendant deux ans le paiement des loyers aux propriétaires. Le Premier ministre a indiqué que le gouvernement entendait "avancer vers" un moratoire des loyers, sans plus de précision.

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