La production agricole a augmenté de 3,4 % en 2006

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Céréales et oléoprotéagineux ont vu leur prix augmenter de 21 % et 15 % en 2006. C'est donc à l'évolution des prix sur les marchés mondiaux que l'on doit la hausse de la production agricole, tandis que les volumes ont reculé dans une moindre mesure.

Au cours d'une année marquée par l'envolée des prix et la sécheresse, la production agricole en valeur a augmenté de 3,4 %, à 57,8 milliards d'euros en 2006. Du fait du nouveau recul des emplois dans ce secteur, le revenu agricole par actif augmente d'environ 9 % en 2006 après un recul de 6,5 % en 2005. Et, par actif non salarié, le revenu agricole moyen grimpe de 15 % contre un recul de 13 % en 2005.

Alors que céréales et oléoprotéagineux (qui représentent 22 % et 5 % des 32,6 milliards de produits végétaux produits en 2006) ont vu leur prix augmenter de 21 % et 15 % sur l'année, le prix des fruits et légumes (7,4 milliards d'euros, soit 23 % des produits végétaux) grimpe de 14,3 %, grâce à la hausse des marchés mondiaux. Mais, en raison de la sécheresse, la production a beaucoup baissé. "En 2006, les récoltes de céréales diminuent à nouveau. En effet, la chaleur et la sécheresse de juin-juillet 2006 ont affecté les rendements", indique l'Insee. En revanche, la viticulture (8,3 milliards d'euros) est restée atone, la hausse des prix étant contrebalancée par le recul des volumes. "Seul, le volume des vins de champagne s'accroît légèrement", note l'étude de l'Insee.

Côté produits animaux, le prix du bétail (bovin, porcins, ovins, caprins, soit plus de la moitié de ce type de produits) augmente de 6 %. "L'offre européenne de gros bovins est limitée et la demande active", explique l'Insee. En revanche, volailles et oeufs (15 % des produits animaux) voient le prix n'augmenter qu'un peu et leur volume reculer nettement, de 7 %. "En 2006, la crainte des risques d'introduction du virus de la grippe aviaire atteint la filière volaille qui était confrontée à une baisse tendancielle de sa production depuis 1999", explique l'institut.

Enfin, l'ensemble des subventions à la branche agriculture, qui comprend les subventions sur les produits et les subventions d'exploitation, passe de 9,69 milliards d'euros en 2005 à 9,96 milliards en 2006. "En application de la réforme de la Politique agricole commune (PAC) de 2003, les aides directes liées aux surfaces ou au cheptel sont en majeure partie remplacées par le versement d'un paiement unique à l'exploitation", précise l'Insee.

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