Suez s'empare de la quasi totalité de la Shem

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Electrabel, la grande filiale énergétique belge de Suez, va passer de 40% à 99,6% dans le capital de la Shem, la Société hydroélectrique du Midi. Elle reprend les 59,6% détenus jusque là par la SNCF.

Tout ne va pas si mal pour le groupe Suez. Certes, l'hypothèse de son mariage avec Gaz de France s'éloigne et sera soumise au résultat de l'élection présidentielle puisque la fusion ne pourra pas intervenir avant le 1er juillet 2007. C'est ce qu'a récemment décidé le Conseil constitutionnel.

Mais pendant ce temps, les affaires continuent pour le groupe dirigé par Gérard Mestrallet. Electrabel, filiale de Suez, annonce ce jeudi avoir acheté pour 504,5 millions d'euros au groupe SNCF 59,6% du capital de la Société hydroélectrique du Midi (SHEM) pour porter sa part à 99,6%.

Dans ce communiqué, le groupe précise que la SHEM exploite 49 centrales hydrauliques situées dans les Pyrénées et dans le Massif central pour une capacité de production de 773 MW (mégawatts), soit presque l'équivalent d'une centrale nucléaire.

L'hydroélectricité est une énergie clé pour l'avenir car elle est considérée comme "verte". Suez propose d'ailleurs dans ses offres commerciales de l'électricité respectant l'environnement grâce à ses capacités hydroélectriques.

L'autre avantage de ce type d'électricité, c'est qu'à la différence de toutes les autres (thermique, nucléaire, éolienne...), elle est stockable, sous la forme des lacs de retenue d'eau devant les barrages.

Suez engrange parallèlement d'autres contrats. Sita UK, filiale britannique de Suez Environnement, a signé un contrat de 28 ans de plus d'un milliard d'euros pour la gestion de l'ensemble des déchets ménagers de la région de Northumberland (nord-est de l'Angleterre).

Et une autre filiale du groupe, Suez Energy International, a emporté un contrat de construction et d'exploitation sur 20 ans d'une unité combinée de production électrique et de dessalement d'eau de mer à Jubail, dans le nord-est de l'Arabie Saoudite.

Selon Suez, il s'agit du "plus grand projet de production d'électricité et de dessalement d'eau du monde". Le consortium composé de Suez, Gulf Investment Corporation et Arabian Company for Water and Power Projets sera propriétaire "à hauteur de 60%" du projet, dont le coût total est estimé à 3,4 milliards de dollars (2,6 milliards d'euros).

Le contrat porte sur la construction et l'exploitation d'une unité d'une capacité de 2.750 MW et de 800.000 m3 par jour, qui permettra de réaliser un chiffre d'affaires total de 8,5 milliards de dollars sur 20 ans, selon Suez. Sa mise en service est prévue en juillet 2009.

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