Le patron d'Universal Music attend des résultats records en 2007

Le numéro un mondial du disque table sur le développement "d'innombrables nouvelles sources de revenus", qui vont "affluer vers les maisons de disques", en provenance des sites Internet de musique, de la téléphonie mobile et autres vecteurs de diffusion de la musique numérique.

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"Je pense que l'an prochain sera notre meilleure année. Notre chiffre d'affaires et nos profits seront les meilleurs que nous ayons jamais connus": le directeur général d'Universal Music Group, Doug Morris, justifie cet optimisme par la publication en 2007 d'albums d'artistes phares du label, notamment ceux d'Eminem, de 50 Cent ou de Mariah Carey, et par les nouveaux revenus générés par la musique numérique.

"Vous pouvez voir d'innombrables nouvelles sources de revenus affluer vers les maisons de disques", a expliqué le patron de la filiale du groupe Vivendi hier lors d'un sommet sur les médias organisé à New York par Reuters. "Nous allons gagner de l'argent avec MySpace, avec YouTube, avec Zune, nous allons également gagner beaucoup d'argent avec les téléphones."

Universal a passé dernièrement un accord avec Microsoft pour recevoir une pourcentage sur chaque vente du baladeur Zune, que Microsoft a lancé le 14 novembre afin de tenter de contrer l'Ipod d'Apple. Le patron du numéro un mondial de l'industrie du disque a précisé que son groupe pourrait tenter de négocier une même forme de "royalty" avec Apple lorsque débutera leur prochain cycle de négociations au début de l'an prochain.

Il a ajouté qu'Universal pourrait également chercher d'autres arrangements similaires avec les fabricants de téléphones portables équipés de lecteurs numériques. L'enjeu est de taille puisque depuis la fin des années 1990, l'industrie traditionnelle du disque doit composer avec la baisse continue des ventes de CD et le succès de la musique en ligne et des baladeurs numériques.

Par ailleurs, Bruxelles risque de faire durer le suspense sur son approbation du rachat de BMG Publishing par Universal en septembre dernier. La Commission devrait en effet mener un examen approfondi de ce projet au-delà du 8 décembre, date limite pour la première phase d'instruction. Numéro un mondial de la production de disques, Vivendi tente par cette opération de gagner la même position dans l'édition musicale, activité de gestion d'un catalogue de titres musicaux. S'il obtient un feu vert des autorités de la concurrence, Universal Music Group (UMG) doublera ainsi sa part de marché dans l'édition à 25%, devançant largement les autres majors, EMI, Warner, Sony alors qu'il n'était jusqu'ici que numéro trois. Echaudée par son revers sur la fusion de Sony et BMG, la Commission devrait prendre le temps d'examiner le dossier. Universal Music espère être fixé au printemps. Impala, l'association européenne des labels indépendants qui a obtenu, en appel, l'annulation de la fusion Sony-BMG, a déjà fait connaître son opposition à l'opération.

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