Le PIB britannique révisé en hausse à 2,9% au troisième trimestre

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Portée par le secteur des services et les investissements, la croissance a été revue en hausse de 0,2%, à 2,9%, en Grande-Bretagne au troisième trimestre. C'est le trente-huitième trimestre de croissance consécutif à l'actif de Tony Blair.

Bonne nouvelle outre-Manche. La croissance en rythme annualisé au troisième trimestre a été revue à la hausse de 0,2%, pour s'établir à 2,9%, son rythme le plus élevé depuis deux ans (3,1% avaient été enregistrés au troisième trimestre 2004), grâce à la vigueur du secteur des services. Ces chiffres de l'Office national des statistiques à Londres sont meilleurs que ce qu'attendaient les économistes du consensus recueilli par l'agence Bloomberg, qui tablaient sur un taux inchangé à 2,7%. "Dans le détail, les investissements, les dépenses du gouvernement et les exportations ont été revus en baisse, mais ces reculs ont été plus que compensés par des importations moins fortes que prévues", indique Alan Clarke, chez BNP Paribas.

La croissance trimestrielle reste à 0,7% depuis un an, supérieure à la moyenne de croissance sur dix ans, de 0,6%. Du coup, les investisseurs s'attendent à ce que la Banque d'Angleterre (Bank of England, BoE) relève une fois son taux directeur de 25 points de base l'an prochain après deux fois cette année. C'est du moins ce que montrent les échanges sur les marchés à terme observés par Bloomberg.

"Il y a un très bon équilibre de l'économie, avec le secteur manufacturier montrant signe de vie et les services ayant le vent en poupe depuis déjà un moment", commente Mark Miller, économiste chez HBOS. "Le quatrième trimestre devrait connaître un taux de croissance similaire. Nous maintenons que les taux devraient se stabiliser à 5%, mais une nouvelle hausse est envisageable", ajoute-t-il.

Le Premier ministre Tony Blair et le Chancelier de l'Echiquier Gordon Brown peuvent ainsi se targuer de 38 trimestres consécutifs de croissance, au contraire des Etats-Unis, de la France, de l'Allemagne, de l'Italie, qui ont connu des périodes de récession.

La production de services a gagné 0,8% au troisième trimestre et la consommation a pris 0,4%. La production industrielle a été révisée en hausse à 0,2% contre 0,1% estimé auparavant, portée par la croissance mondiale. Du coup, l'investissement a grimpé de 1,8% en données révisées, sa plus forte croissance sur un an.

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