Les ventes d'armes russes atteindront 6 milliards de dollars en 2006

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La Russie est devenue le premier vendeur d'armes aux pays en développement. Vladimir Poutine applaudit les performances commerciales des entreprises d'armement russes.

La Russie est devenue un des premiers vendeurs d'armes au monde, s'est félicité ce jeudi Vladimir Poutrine à Moscou. "Cette année, nous atteignons les 6 milliards de dollars" pour les ventes d'armes, a-t-il précisé, visiblement fier de ce résultat.

Selon un rapport du Congrès américain publié fin novembre, Moscou a obtenu en 2005 pour 7 milliards de dollars de contrats d'armements avec des Etats d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine, en nette hausse par rapport aux 5,4 milliards de dollars réalisés en 2004, ce qui place la Russie au premier rang des pays fournisseurs d'armements aux pays en développement, devant la France et les Etats-Unis.

Cette première place est due en grande partie aux échanges commerciaux conséquents de la Russie avec les deux géants asiatiques émergents, l'Inde et la Chine, mais aussi avec l'Iran. La Russie a également signé en 2006 d'importants contrats d'armements avec l'Algérie et le Venezuela.

Les études de l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri) confirment le bon positionnement de Moscou sur le marché juteux de l'armement. En 2005, le Sipri classe néanmoins Moscou en deuxième position pour les ventes d'armes conventionnelles, à destination de tous les pays, derrière les Etats-Unis mais devant la France.

Sur la période 1976-2005, la Russie passe derrière la France pour s'installer au troisième rang. Pékin est de loin le premier client de la Russie pour les armes, avec plus de 36 % du total des exportations russes depuis 1995. La Chine est suivie par l'Inde (23 % du total) puis, loin derrière, par l'Iran (6,4 %).

A titre de comparaison, la France a enregistré en 2003 (dernier chiffre communiqué par la Défense) pour 4,3 milliards d'euros de prises de livraisons d'armements, le Proche et le Moyen-Orient constituant quasiment la moitié des débouchés français en la matière.

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