La menace d'une nouvelle baisse de production fait grimper le pétrole

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Le ministre de l'Energie saoudien Ali al-Naimi n'exclut pas une deuxième baisse de la production du pétrole dans le pays avant la fin de l'année. L'hiver très doux a en effet conduit à un effritement de la demande et des stocks très fournis.

Dans une interview accordée au journal Al-Hayat, le ministre de l'Energie de l'Arabie Saoudite Ali al-Naimi fait savoir qu'il n'hésitera pas à procéder à un nouveau recul de la production de pétrole saoudien le mois prochain si la baisse de 1,2 million de baril par jour engagée en novembre ne suffisait pas à stabiliser les prix.

Alors que le pic de production hivernal ne devrait pas tarder, ces déclarations ont fait grimper les prix du baril. Le baril de brut pour livraison en janvier a gagné 1,6% à 60,20 dollars ce matin sur les échanges électroniques du New York Mercantile Exchange.

Après avoir réduit l'offre en novembre en raison d'un déclin de la demande et d'une hausse des stocks, les pays de l'OPEP (Organisation des pays exportateur de pétrole), qui produisent 40% du pétrole mondial, vont se réunir le 14 décembre à Abuja, au Nigeria. Le ministre de l'Energie du Qatar Abdullah bin Hamad a déjà fait savoir que la douceur de l'hiver a conduit à un effritement de la demande et des stocks très fournis.

Premier consommateur mondial de pétrole, les Etats-Unis ont en effet vu leur stocks grimper de 341 millions de barils il y a dix jours, 14% au-dessus de la moyenne sur cinq ans. En raison d'un hiver clément, la demande de chauffage à New York est actuellement de 36% en deçà de sa moyenne. Mais selon le National Weather Service, les températures retourneront à la normale la semaine prochaine. A temps pour que la situation se retourne avant la réunion de l'OPEP le 14 décembre.

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