Les dépenses de consommation ont rebondi de 0,2% en octobre aux Etats-Unis

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Attendues en hausse de 0,1%, les dépenses de consommation ont gagné 0,2% en octobre outre-Atlantique. En revanche, les revenus ont progressé de 0,4%, moins que prévu. L'inflation sous-jacente, à 2,4% en rythme annuel, est bien supérieure à la "zone de confort" de la Fed.

C'est la plus forte progression depuis juillet. Les dépenses de consommation des ménages ont progressé de 0,2% en octobre par rapport à septembre aux Etats-Unis, tirées par des revenus en progression de 0,4%. Les économistes s'attendaient à une hausse de 0,1% des dépenses et de 0,5% des revenus. Cependant les dépenses de septembre ont été révisées à la baisse pour faire ressortir un recul de 0,2%, au lieu de 0,1% initialement annoncé, soit la chute la plus marquée depuis juin 2004.

La vigueur de la consommation est essentielle pour la croissance américaine, qui a décéléré à 2,2% au troisième trimestre après 2,6% au deuxième en rythme annuel. A l'approche de la saison des fêtes, l'appétit de consommation des Américains sera déterminant et les commerçants ont vu un signe encourageant dans le très bon chiffre d'affaires qu'il ont réalisé avec les premières promotions.

De son côté, l'indice mesurant les prix liés aux dépenses de consommation (PCE) a reculé de 0,2% en octobre, après une baisse de 0,3% le mois précédent, et l'indice de base (hors alimentation et énergie) a augmenté de 0,2% comme en septembre. Cela porte l'inflation annuelle à 1,5% pour l'indice des prix en octobre (après 2%), soit la progression la plus faible depuis août 2002.

Cependant la progression a atteint 2,4% pour l'indice de base ou sous-jacent, comme le mois précédent. "C'est bien supérieur à la zone de confort de la Réserve fédérale (Fed), nous ne nous attendons pas à un indice sous-jacent inférieur à 2% avant le deuxième trimestre 2007", commente Marie-Pierre Ripert, économiste chez Ixis. Or l'indice PCE de base est celui que privilégie la Fed pour évaluer l'inflation. En début de semaine, son président Ben Bernanke avait affirmé que le ralentissement de la croissance permettrait sans doute de juguler l'inflation mais il avait jugé son niveau actuel "inconfortablement élevé". La Fed vise implicitement un objectif d'inflation de base compris entre 1 et 2%.

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