Election présidentielle fixée au 11 février au Turkménistan

 |   |  298  mots
Après la mort la semaine dernière de Saparmourat Niazov, le Turkménistan se cherche un nouveau leader. Le président par intérim Gourbangouly Berdymoukhammedov, candidat à la succession, a convoqué aujourd'hui le Conseil populaire, une assemblée de plus de 2.500 membres. La date de l'élection présidentielle a été fixée au 11 février 2007.

Le Turkménistan se penche à partir d'aujourd'hui sur son avenir, après la mort la semaine dernière du président à vie Saparmourat Niazov (66 ans) qui n'a pas désigné officiellement de dauphin. L'Assemblée du peuple turkmène a fixé au 11 février la date de l'élection présidentielle.

Le président par intérim Gourbangouly Berdymoukhammedov, qui est officiellement candidat à l'élection, avait convoqué à cette fin ce matin le Conseil populaire, une assemblée de plus de 2.500 membres. Il a promis "une élection démocratique sur la base déterminée par le Grand leader", Saparmourat Niazov, qui a souhaité que son successeur soit élu à l'issue d'un scrutin auquel participeraient "au moins trois candidats".

Mais en l'absence d'un favori adoubé par l'extravagant et omnipotent Niazov, la lutte pour le pouvoir pourrait s'avérer rude dans cette ex-république soviétique d'Asie centrale, stratégique car gorgée de gaz et située sur la rive orientale de la mer Caspienne.

Hormis M. Berdymoukhammedov, ce sont les noms des chefs des différents organes des forces de sécurité qui circulent, tel le mystérieux mais influent chef de la garde présidentielle, Akmourat Redjepov, ou encore les ministres de la Défense et de l'Intérieur, ainsi que le chef des services secrets. A ce jour, plus d'une dizaine de candidature ont été enregistrées.

L'opposition, contrainte à l'exil durant le règne sans-merci de celui qui se faisait appeler Turkmenbachi (leader de tous les Turkmènes), a elle aussi juré de jouer un rôle dans l'après-Niazov. Lundi à Kiev, des opposants turkmènes ont ainsi menacé de renverser le président qui succédera à Niazov, si les autorités turkmènes ne lancent pas des réformes démocratiques dans ce pays d'Asie centrale.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :