Eros et les modernes à Bâle
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Sur les murs du magnifique musée construit par Renzo Piano, se côtoient des aquarelles d'Egon Schiele, des toiles de Picasso, Munch ou Modigliani, des nus en noir et blanc de Man Ray, d'autres, masculins, de Robert Mapplethorpe. Et au sous-sol, des vidéos très suggestives ou d'autres plus simplement poétiques. La centaine d'artistes exposés à Bâle a fait de l'amour, de la passion et de l'appétit charnel un véritable moteur de création. La contribution des peintres surréalistes est dominante. "El gran masturbator" de Salvador Dali, prêté par le Musée national de la Reine Sofia à Madrid, côtoie "Une nuit d'amour" de Max Ernst et les compositions plus légères de Joan Miro.
Au rayon photo, le fameux "Couple dans un café" de Brassai côtoie les bustes de Man Ray, dont les tirages solarisés d'époque offraient des contours et des lumières nouvelles. Plus loin, les poses provocantes des mannequins photographiés par Helmut Newton présentent une vision tendance jet set du corps nu féminin.
Picasso prétendait que l'art n'était "jamais chaste". Il est amusant de s'attarder devant les oeuvres des rares artistes femmes présentées par la Fondation Beyeler. L'américaine Cindy Sherman présente avec une photographie nommée "Untitled 253", un étrange prototype en caoutchouc, l'un des sujets les plus crus de toute l'exposition. Rosemarie Trockel expose un coquillage et un serpent des plus expressifs. Rebecca Horn, deux installations assez masochistes.
"Eros dans l'art moderne", jusqu'au 18 février 2007 à la Fondation Beyeler à Bâle (Suisse).
Renseignements: 00 41 61 645 97 00 - www.beyeler.com
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