L'inflation nippone ralentit à 0,1% en octobre

 |   |  328  mots
Attendus en hausse de 0,2%, les prix à la consommation ont progressé de 0,1% seulement en octobre. De quoi inciter la banque du Japon à maintenir ses taux inchangés en décembre.

La sortie de déflation se fait péniblement dans la deuxième économie mondiale. En raison du recul des prix de l'énergie, l'inflation n'a progressé que de 0,1% contre 0,2% attendu par les économistes du consensus recueilli par l'agence Bloomberg. De quoi inciter la banque centrale du Japon (BoJ) à trancher pour un statu quo ce mois-ci lors de sa prochaine réunion monétaire.

Jusqu'à présent, 4 économistes sur 14 interrogés par Bloomberg s'attendaient à une hausse des taux de 25 points de base à 0,5% en décembre. Six d'entre eux tablaient sur un tour de vis au premier trimestre 2007 seulement, tandis que 4 n'anticipaient aucun mouvement avant le deuxième trimestre 2007.

L'indice des prix hors produits alimentaires et énergie, meilleure indication de la tendance de fond de l'inflation, a pour sa part reculé de 0,4% sur un an. Quant à l'indice des prix hors produits frais dans la région de Tokyo, considéré comme un indicateur avancé de l'évolution des prix dans le reste du pays, il a augmenté de 0,2% en novembre.

Mais selon Masaaki Kanno, économiste chez JP Morgan interrogé par Bloomberg, la BoJ devrait relever ses taux le mois prochain. Résultat de cette annonce sur l'inflation, les taux à dix ans ont immédiatement reculé, de 5 points de base à 1,595%, un plus bas depuis le 9 mars dernier.

Mais bonne nouvelle, le taux de chômage est retombé à 4,1% contre 4,2% le mois précédent, proche des 4% du mois de mai, qui avaient constitué un plus bas depuis huit ans. Fin octobre étaient recensés 2,81 millions de chômeurs, soit 7,6% de moins qu'un an plus tôt, pour une population active en légère progression de 0,1% à 67,18 millions d'individus.

En revanche, les dépenses de consommation de l'ensemble des ménages ont reculé pour le dixième mois d'affilée et s'inscrivent en recul de 2,4% sur un an. Ces statistiques sont toutefois meilleures que la prévision moyenne des économistes qui était de -3,5% sur un an, selon un sondage du Nikkei.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :