Présidentielle : Michèle Alliot-Marie n'exclut pas d'être candidate hors UMP

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Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense, a renoncé à entrer dans la compétition interne de l'UMP pour 2007, laissant le champ libre à Nicolas Sarkozy, tout en réfléchissant néanmoins à une candidature indépendante. MAM maintient toutefois un certain suspense qu'elle s'engage à lever avant le congrès de l'UMP, le 14 janvier à Paris.

A trois jours (le 31 décembre) de la clôture des dépôts de candidature à l'investiture UMP pour la présidentielle; Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense, a renoncé à entrer dans la compétition interne de l'UMP pour 2007, laissant le champ libre à Nicolas Sarkozy, tout en réfléchissant néanmoins à une candidature indépendante. Dans une interview parue ce jeudi dans le quotidien régional Sud Ouest, cette proche de Jacques Chirac affirme avoir "très envie" d'une telle candidature à l'élection présidentielle. Dans cet entretien au grand quotidien de la région dont elle est l'élue, "MAM" indique qu'elle n'est pas "candidate au soutien financier et logistique de l'UMP".

Michèle Alliot-Marie a pris acte de la position hyper-dominante de Nicolas Sarkozy auprès des 327.000 adhérents de l'UMP: "ce que je constate aujourd'hui, c'est qu'au sein de l'UMP, les nouveaux membres notamment ont souhaité adhérer pour soutenir une candidature de Nicolas Sarkozy. Il ne s'agit pas pour moi de semer le trouble. Je ne demande donc rien", précise la ministre. Cependant, elle ne jette pas l'éponge, soutenant qu'elle pourrait être candidate, hors parti. Mieux: "j'en ai très envie", dit-elle.

Michèle Alliot -Marie maintient un certain suspense qu'elle s'engage à lever avant le congrès de l'UMP, le 14 janvier à Paris. L'UMP, contrairement au parti socialiste, n'investit pas de candidat. Ses adhérents sont invités à désigner par vote (électronique) celui ou celle qui sera soutenu par le parti et bénéficiera de sa puissance logistique et financière.

Pour MAM, cependant, la présidentielle est, comme l'avait défini le Général de Gaulle, "la rencontre d'un homme et d'un peuple". Elle va donc "réfléchir" à une candidature en consultant les membres de son association, Le Chêne, club de pensée créé fin octobre pour affirmer ses "convictions gaullistes", ainsi que les parlementaires - au premier chef, son compagnon, le député des Hauts-de-Seine Patrick Ollier - et "des personnalités de l'UMP". "Après je dirai si je suis ou non candidate", a-t-elle affirmé. Mais "ce qui m'intéresse, c'est de savoir comment faire gagner ma famille politique et mes convictions. C'est pourquoi il était important qu'il puisse y avoir un débat d'idées montrant que notre famille politique est riche de sa diversité. Ceci a été fait, notamment grâce aux forums", affirme encore Michèle Alliot-Marie.

Les trois forums pré-électoraux de l'UMP avaient été organisés dans la foulée de ceux du PS et qui ont abouti à l'élection haut la main de Ségolène Royal comme candidate en 2007. Première française présidente d'un grand parti (l'ex-RPR) et ministre de la Défense, MAM reste donc en piste. Quitte, comme elle le disait le 7 décembre, à "à prendre des coups".

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