Tout reste à faire pour l'emploi des seniors, selon le Conseil d'orientation des retraites

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Dans un projet de rapport qui sera remis le 20 décembre à Dominique de Villepin, le COR s'inquiète de la faible cohérence des mesures gouvernementales sur la promotion de l'emploi des seniors. Ce qui nuit à l'efficacité de l'allongement de la durée d'activité comme mode de financement des retraites.

Le Conseil d'orientation des retraites (COR) demande au gouvernement de faire preuve de plus de cohérence en matière d'emploi des seniors, élément crucial pour financer les retraites, selon un projet de rapport qui doit être remis vers le 20 décembre au Premier ministre. "Les mesures qui entraînent une réduction de la période active doivent rester l'exception", insiste le COR dans ce texte. A ce titre, "le Conseil regrette l'extension jusqu'en 2014 d'un dispositif incitant à des départs en retraite plus précoces", souligne-t-il, en faisant référence à la prolongation de l'exonération de charges sur les indemnités de départ à la retraite, adopté in extremis par amendement lors du vote du budget de la Sécurité sociale pour 2007.

La France a "un des plus faibles taux d'emploi des personnes âgées de 55 à 64 ans", rappelle l'organisme, avec 37,8 % en 2005, contre 42,5 % pour l'Union européenne. En 2005, seulement 40 % des salariés qui ont liquidé leur retraite étaient en emploi l'année précédente. Or, à l'instar des autres pays européens, la France s'est fixée d'atteindre le taux de 50 % d'ici 2010. Le COR souligne également l'augmentation des dispenses de recherche d'emploi pour les chômeurs âgés - ils étaient près de 412.000 fin septembre, selon l'Unedic, soit près de 50 % de plus qu'il y a douze ans - et le succès des départs anticipés pour carrière longue.

Dans ces conditions, l'augmentation du nombre d'années de cotisations n'aura que très peu d'impact sur le relèvement de l'âge de départ à la retraite, souligne le COR. L'objectif de ce rapport est de préparer "le rendez-vous de 2008" sur les retraites. A cette occasion, le gouvernement devra notamment confirmer le passage de 40 à 41 ans de cotisations d'ici 2012 prévu par la loi Fillon de réforme des retraites de 2003.

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