La télévision mobile pourrait représenter 200 millions d'euros de revenus en 2010 en France

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Le cabinet de consultants OC&C estime que les chaînes de télévision, les opérateurs télécoms et les diffuseurs doivent travailler main dans la main pour faire un succès de la télé sur mobile.

200 millions d'euros en 2010, 570 millions en 2013 et plus d'un milliard en 2017. Ce sont les revenus que devrait procurer la télévision mobile en France via la norme DVB-H qui permet de répliquer la télévision de salon sur un portable, selon les estimations du cabinet OC&C. Ce dernier s'attend à ce que 6 millions de Français aient souscrit à un abonnement en 2013. Mais les consultants sont très prudents.

Mercredi matin, Michel Sasportes du cabinet, a expliqué que ce scénario est idéal. En effet, il reste ni plus ni moins pour les acteurs qu'à définir un modèle économique. La loi qui permet au Conseil supérieur de l'Audiovisuel (CSA) d'attribuer les licences de télévisions sur mobile vient d'être votée par les sénateurs et sera devant l'Assemblée nationale en janvier prochain.

Pour Michel Sasportes, "tous les ingrédients du succès de la télévision sur mobile sont réunis". Chaque Français regarde la télévision 3 heures 20 quotidiennement et 81 % d'entre eux ont un téléphone portable dont ils se servent pour appeler bien sûr mais aussi pour d'autres choses, comme la musique, les SMS... L'appareil est devenu "un couteau suisse".

Le hic, c'est que "les acteurs concernés par la télévision sur mobile - les groupes de médias, les opérateurs télécoms et les opérateurs de diffusion comme TDF - ont des intérêts individuels divergents". Pour Jean-Michel Cagin, d'OC&C, "certaines chaînes de télévision comme M6 sont tentés par un modèle gratuit, les opérateurs télécoms ont intérêt à développer des contenus propres et les opérateurs de diffusion sont réticents à investir lourdement dans un réseau sans avoir de revenus assurés".

Le consultant estime à 300 millions d'euros la construction d'un réseau en DVB-H et à 200 millions d'euros le coût de fonctionnement annuel. L'intérêt de tous est de travailler ensemble car "seule la coopération permet de maximiser l'intérêt de chacun", explique Jean-Michel Cagin. Pour lui, "le modèle gratuit ne pourra financer la construction d'un réseau" puisque si 10 chaînes sont diffusés sur les mobiles, il faudra plus de 20 millions d'euros de recettes publicitaires annuelles par chaine pour rentabiliser l'investissement.

Il faudra donc instaurer un abonnement, par exemple de 5 euros par mois pour avoir des programmes audiovisuels sur son mobile. Ce n'est que comme ça que nous pourrons regarder le journal de i-Télé dans le métro, des clips d'Europe 2 le matin en attendant des rendez-vous, un "mobisode" de la série 24 heures qui durera ... 2 minutes, et que nos enfants pourront savourer un dessin animé sur la route en revenant de l'école, selon la journée typique d'un abonné ... en 2012.

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