Série d'annonces de Dominique de Villepin pour les revenus modestes

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Un crédit d'impôt sera octroyé pour les ménages non imposables recourant aux services à la personne, ainsi qu'une garantie des risques locatifs. La revalorisation annuelle du Smic pourrait être annoncée plusieurs mois avant juillet, à partir de 2008.

Dominique de Villepin a annoncé aujourd'hui, lors de la Conférence sur l'emploi et les revenus, que l'aide fiscale pour le recours aux services à la personne (garde d'enfant, aide aux personnes âgées, etc) serait étendue aux foyers modestes non imposables sous la forme d'un crédit d'impôt (prime annuelle). "Je veux que ces aides bénéficient aux ménages les plus modestes dont les deux conjoints travaillent, aux femmes isolées qui ont un emploi à temps plein ou à temps partiel, à tous ceux qui reprennent un emploi mais ne savent pas comment adapter leur vie familiale", a déclaré le Premier ministre.

Du côté du logement, qui pose pour beaucoup un problème en raison des demandes de garantie, le gouverment crée une "véritable garantie-location, qui prendra la forme d'un dispositif global de garantie des risques locatifs (GRL)", a déclaré le Premier ministre. Ce dispositif concernera tous les locataires qui jusqu'à présent n'étaient couverts par aucune garantie, a-t-il dit, en citant "les chômeurs, les titulaires de CDD, les travailleurs à temps partiel, les employés de maison, les salariés agricoles, les étudiants ou les jeunes fonctionnaires". Cette mesure a déjà été négociée par les partenaires sociaux. Le fonds sera financé par l'Etat et l'organisme paritaire gérant le 1 % logement.

A également été annoncée la création d'une bourse des stages, qui fonctionnera d'ici fin mars 2007, pour mieux rassembler les propositions et les rendre disponibles sur Internet. L'ANPE, en liaison avec le Centre d'information et de documentation jeunesse, "devra rassembler l'ensemble des propositions disponibles et les rendre accessibles sur internet", a précisé Dominique de Villepin, soulignant que l'administration et les entreprises publiques "donneront l'exemple en proposant leurs stages". Quelque 800.000 stages sont effectués chaque année, selon le Conseil économique et social.

"La mobilisation des ANPE et des missions locales va se poursuivre et s'amplifier en faveur des jeunes les moins qualifiés", a aussi déclaré le Premier ministre, sans préciser quels moyens financiers seraient mis en oeuvre.
"En 2007, 180.000 jeunes pourront bénéficier des plateformes de vocation", a-t-il ajouté.

"Je propose que des crèches d'entreprise puissent être mises en place dans les grandes surfaces", a également déclaré le Premier ministre, qui a dit vouloir "répondre aux problèmes posés par les horaires souvent décalés de ceux et celles qui travaillent à temps partiel". La grande distribution et d'autres secteurs ont fait "d'importants efforts sur l'organisation du travail et sur les droits sociaux des travailleurs à temps partiel", a-t-il souligné.

Dominique de Villepin souhaite par ailleurs un rapport du Conseil d'orientation de l'emploi (COE) "pour le 31 mars" sur les moyens de "tirer vers le haut les salaires les plus bas", notamment l'impact de la baisse des charges sociales, a-t-il annoncé. Un rapport sur le temps de travail et le coût des heures supplémentaires a également été demandé. Enfin, le Premier ministre a annoncé que la revalorisation annuelle du Smic devrait être annoncée plusieurs mois avant sa date d'application, début juillet.

Très critiqué par les Français qui estiment que l'indicateur ne retrace pas l'évolution des prix, l'IPC, l'indice des prix à la consommation de l'Insee, sera révisé. Le Premier ministre s'est prononcé en faveur d'un "nouvel indice" des prix à la consommation "retraçant mieux les dépenses contraintes" des ménages, en particulier le logement, l'énergie, l'eau, le téléphone et de services de communication. "L'indice des prix de l'Insee est un indicateur reconnu internationalement. Mais nous avons besoin d'un nouvel indice qui prenne en compte les nouvelles dépenses des ménages et retrace mieux l'évolution des dépenses contraintes, qui représentent aujourd'hui 36 % du budget des ménages", a-t-il affirmé.

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