Bus incendiés: le gouvernement va élargir les poursuites en cas de guet-apens
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Après l'incendie d'un bus marseillais samedi, au cours duquel une jeune femme a été très grièvement brûlée, le gouvernement a souhaité afficher sa fermeté. A l'issue d'une réunion de crise lundi sur la sécurité dans les transports, le Premier ministre a lancé un "appel à témoins", demandant à "tous les témoins" de cet incendie volontaire de se faire connaître rapidement. Dominique de Villepin a qualifié cet acte, qui a suscité l'indignation de la classe politique, de "crime barbare" et a demandé au ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, de "prendre toutes les dispositions nécessaires" pour arrêter ses auteurs et "les traduire devant les tribunaux".
Par ailleurs, le chef du gouvernement a annoncé que les poursuite en cas de guet-apens allaient être élargies. Non seulement les auteurs directs d'une embuscade pourront être poursuivis et sanctionnés, mais également "tous ceux qui y participent et l'encouragent", a précisé Dominique de Villepin. Cette nouvelle disposition devrait être intégrée sous forme d'amendement au projet de loi sur la délinquance qui sera débattu courant novembre à l'Assemblée nationale. Une autre disposition concernera les attaques spécifiques contre les forces de l'ordre et les pompiers. Le Premier ministre souhaite ainsi apporter une "réponse efficace" aux "nouvelles formes d'agression".
L'incendie du bus marseillais s'est produit un an après les violences urbaines qui s'étaient déroulées dans les banlieues françaises à l'automne 2005. La semaine dernière, plusieurs bus avaient été incendiés en région parisienne et dans la banlieue lyonnaise, sans provoquer de blessés.
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