Immobilier : la hausse des prix ralentit

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Les prix de vente de l'immobilier ancien ont progressé en France de 9,1% au mois de juin sur un an, selon la Fédération nationale de l'immobilier, qui observe la poursuite du ralentissement des prix. En revanche les prix en région parisienne poursuivent leur hausse, avec 16% sur un an pour les appartements et 15% pour les maisons, selon la chambre des notaires de Paris.

D'après les statistiques mensuelles de la Fédération nationale de l'immobilier (Fnaim), le prix des maisons est en hausse de 9,8% en juin 2006 par rapport à un an plus tôt. Celui des appartements progresse de 8,7%. Au cours du deuxième trimestre, les prix de l'ancien ont globalement augmenté de 3,4% par rapport à la même période de 2005, soit une hausse de 3,7% pour les appartements et de 2,9% pour les maisons.

La Fnaim souligne que le ralentissement de la hausse des prix des logements anciens "se confirme une nouvelle fois", mais anticipe un ralentissement qui "devrait être moins rapide à l'avenir". En effet, ce ralentissement participe au soutien de la demande, explique la fédération.

Malgré trois augmentations successives des taux directeurs de la banque centrale européenne, les conditions de crédit sont encore "exceptionnelles", juge la Fnaim. Enfin, "la reprise de la croissance économique et la décrue du chômage laissent escompter une progression plus soutenue du pouvoir d'achat des ménages", relève l'organisation professionnelle.

La fédération a annoncé le mois dernier que "pour la première fois depuis février 2005, le ralentissement de la hausse des prix marque donc une pause, sans pour autant que le rythme de progression des prix, désormais plus modéré, ne puisse être remis en cause". Une accalmie qui, si elle se confirme au cours des prochains mois, réjouira les futurs propriétaires, surtout les primo-accédants.

Par ailleurs, selon la Chambre des notaires de Paris, les prix de l'immobilier parisien, au premier trimestre 2006, sont toujours en hausse, de 1,9% sur un trimestre et 12,7% sur un an. Ces chiffres montrent une légère hausse sur un trimestre par rapport au trimestre précédent (+1,7%), mais une diminution sensible sur un an (la hausse était de +14,6% un an plus tôt). La pression de la demande interdit une baisse des prix. D'ailleurs, au cours du premier trimestre 2006, les notaires parisiens ont constaté 56.137 ventes, soit une augmentation de 6,3% des ventes de logements par rapport à la même période de l'année précédente.

En banlieue parisienne, les évolutions annuelles ressortent à +15,3% pour les appartements en petite couronne et à +16,8% pour les appartements en grande couronne. Les prix des maisons de banlieue marquent également des hausses importantes avec 15,8% en petite couronne et 14,5% en grande couronne, indiquent les notaires. Ces pourcentages sont légèrement plus faibles qu'au cours du trimestre précédent, mais les besoins en logements tirent toujours les prix.

Le marché de l'immobilier francilien montre un niveau d'activité élevé, les besoins considérables contribuent à entretenir des tensions sur les prix, même si celles-ci sont légèrement moins fortes que l'année précédente.

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