Tchèque qui boit, Finlandais qui trinque...

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La Commission Européenne a proposé en fin de semaine dernière de relever les taxes sur les alcools et les bières pour prendre en compte l'inflation. D'autres propositions, comme celle d'ajouter des slogans du genre "les buveurs meurent plus tôt", sont à l'étude. Sous l'impulsion de la présidence finlandaise, dont le Premier ministre est un militant anti-alcool.

Est-ce un hasard? Peut-être. Toujours est-il qu'après 14 ans d'inaction, la Commission Européenne a proposé il y a quelques jours de relever la taxe minimum sur les alcools et les bières à partir du 1er janvier 2008 afin de prendre en compte l'évolution du taux d'inflation en Europe depuis 1992, date à laquelle la taxe en question avait été calculée. La hausse serait de 31%. Si la plupart des Etats de l'Union ne seront pas affectés, du fait qu'ils appliquent déjà des taxes supérieures à cette taxe minimale, il n'empêche: certains observateurs voient dans cette proposition, qui doit encore être ratifiée par les Etats membres, un danger pour les producteurs.

Ainsi, les producteurs de bière de République tchèque ont appelé leur ministre des Finances à s'opposer à une mesure qui relèverait dans leur cas la taxe sur la bière d'un centime d'euro. Le ministre en question s'est d'ailleurs montré très volontaire, déclarant que son pays ferait tout ce qui était en son pouvoir pour se mettre en travers de cette taxe.

D'autres observateurs défendent une analyse plus personnelle. Selon eux, la Finlande, qui détient actuellement la présidence de l'Union, a les taxes les plus élevées sur l'alcool et la bière de toute la zone, avec un niveau de 1,42 euro sur un litre de bière, par rapport aux 9 centimes le litre pour la République tchèque, ce qui laisse à penser que le pays a déjà pour tradition de ne pas se préoccuper du poids de la taxe sur les alcools. En outre, le Premier ministre finlandais (par ailleurs considéré selon Jacques Chirac comme l'homme le plus sexy de Finlande!) est un farouche opposant à l'alcool en général.

Quoi qu'il en soit, Bruxelles envisage aussi d'autres mesures anti-alcool, du type de celles qui existent déjà par rapport au tabac, avec en l'espèce, des sanctions plus fortes vis-à-vis des chauffards sous l'emprise de la boisson et des étiquettes sur les bouteilles avec des slogans du genre 'les buveurs meurent plus tôt'... Un peu morbide, certes, mais on ne peut décidément rien dire contre la politique que veut mener le beau Premier ministre finlandais, puisqu'il s'agit de remplir les caisses des Etats tout en épargnant des vies humaines...

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