La baisse des ventes de voitures se confirme en Europe

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Les immatriculations ont dégringolé de 2,6% en septembre à 1.406.515 unités. Ramenée aux neuf premier mois de l'année, la croissance du marché automobile en Europe est quasi nulle. Les constructeurs français sont à la peine, avec des ventes en fort recul pour Renault.

La morosité se confirme. Les chiffres publiés par les constructeurs européens s'inscrivent dans la tendance affichée en début de semaine par l'association allemande des constructeurs automobiles, la VDA, à savoir des ventes de voitures neuves en baisse le mois dernier sur le Vieux continent. Ainsi en septembre, les immatriculations en Europe ont reculé de 2,6% sur un an à 1.406.515 unités. Le groupe Renault souffre particulièrement avec la poursuite de l'érosion de ses ventes.

Sur les neuf premiers mois de l'année, les immatriculations sont au point mort avec un volume quasi-inchangé (+0,1%) par rapport à la période correspondante de 2005, à 11.848.112 unités, précise dans son communiqué l'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA). Si l'orientation à la baisse du marché automobile se poursuit, les ventes de voitures neuves pourraient même se rétracter sur l'ensemble de l'année.

Les calculs de l'ACEA portent sur un total de 26 pays intégrant les 25 Etats membres de l'Union européenne, à l'exception de Chypre et Malte, en plus des trois pays de l'Association européenne de libre-échange (Norvège, Suisse et Islande).

Au rang des constructeurs français, les groupes PSA Peugeot Citroën et Renault souffrent sur leur principal marché, l'Europe, comme sur leur marché domestique, victimes de la concurrence grandissante imposée par l'ascension des marques asiatiques au premier chef. Les deux constructeurs tricolores ne sont pas parvenu à endiguer la chute de leurs immatriculations en Europe. PSA qui détient les marques Peugeot et Citroën, a ainsi vu ses ventes de voitures neuves baisser de 3,7% à 173.830 unités en septembre, tandis que Renault accuse une véritable dégringolade de 14,2% à 108.727 unités.

Sur les neuf premiers mois de l'année, le recul cumulé est de 3,3% pour PSA et de 10,3% pour Renault.
En terme de parts de marché, Renault a vu sa position se fragiliser, et passer de 8,8% en septembre 2005 à 7,7% en septembre 2006. PSA en revanche reste stable à 12,4% de part de marché, contre 12,5% l'an dernier.

Au niveau des marchés domestiques, l'Allemagne s'en sort bien par rapport au reste de l'Europe de l'Ouest avec une augmentation des ventes de voitures neuves de 4,5%. La France (-13,3%) et l'Irlande (-12,3%) ont en revanche accusé les reculs les plus importants. A l'inverse, à l'Est, certains pays ont affiché un bond remarquable des immatriculations, comme la Lettonie (+52,4%) et la Lituanie (+46,4%).

Dans les 26 pays étudiés par l'ACEA, le groupe allemand Volkswagen reste de manière incontestée à la première place, avec 271.581 voitures neuves immatriculées en septembre. Il réussit même à enregistrer une hausse de 2,2% par rapport à l'an passé. Derrière lui suivent PSA, Ford (-0,1% à 133.113 unités), General Motors (-9% à 147.804 unités), Renault et enfin Fiat, qui confirme son redressement par une hausse de 14,6% de ses immatriculations à 94.540 unités. Toujours aussi en forme, le groupe japonais Toyota enregistre également une forte amélioration (+12,1%) à 83.539 unités.

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