Soporifiques, les sessions au parlement européen...
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Les sessions du parlement européen sont tellement ennuyeuses qu'il faut payer les journalistes pour qu'ils y assistent! L'affaire n'est pas nouvelle, mais elle permet sans doute à un quotidien américain, l'International Herald Tribune, qui a publié ces derniers jours un article sur les avantages des journalistes couvrant l'Europe - sans oublier de mentionner au passage ceux des membres du Parlement - d'enfoncer le clou: décidément, pour les Américains, qui se méfiaient déjà de l'euro avant son avènement, l'Europe, qui n'arrive pas à se construire correctement, n'est rien d'autre qu'une grande gabegie!
Certes, les Américains ont raison: financer tous les mois le voyage d'une soixantaine de journalistes en train (en première classe) ou offrir un billet d'avion (en classe tourisme) de n'importe quelle ville de l'Union à 25 et subventionner les frais d'hôtel pour qu'ils s'installent, l'espace de quelques heures, à Strasbourg, où se tiennent les sessions parlementaires, revient en effet à "acheter" la presse. Le Parlement européen pourrait-il faire autrement? Peut-on, comme certains le souhaitent depuis des années d'ailleurs, regrouper toutes les activités européennes à Bruxelles et éviter ainsi les allers et venues? Peut-être. Une telle décision ne réglerait toutefois pas un problème de fond: l'aridité des débats. Car construire l'Europe tous les jours n'a finalement rien de sexy.
Les Américains ont mis sur pied leur propre fédération il y a 230 ans. Et ils n'ont toujours pas de quoi pavoiser - en matière de largesses vis à vis de la presse, s'entend. Les récents scandales sur le lobbying envers les politiciens de Washington ou les manipulations de l'administration Bush vis à vis des médias afin d'acquérir le soutien de la population pour la guerre en Irak sont là pour le rappeler.
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