La production industrielle retrouve de l'allant

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Après un recul de 2,8% en octobre, la production industrielle a rebondi de 3,1% en novembre. Favorisée par la reprise économique des partenaires commerciaux et la baisse de l'euro, elle reste néanmoins fragile, pénalisée par le manque de compétitivité à l'export.

Attendue en hausse de 2,5%, la production industrielle française a bondi de 3,1% en novembre. Cette forte progression s'explique de prime abord par un effet de rattrapage par rapport à la mauvaise performance du mois précédent. "Le démontre la hausse des secteurs de l'automobile et de l'énergie en novembre, qui avaient enregistré de très mauvaises performances le mois précédent", indique Laure Maillard, économiste chez Ixis. Pour octobre, l'Insee a révisé en baisse son estimation à 2,8%, contre 2,5% évalués initialement.

Laure Maillard estime que la production industrielle française reste faible, en recul de -0,1% pour le moment au dernier trimestre de l'année, notamment en raison de son manque de compétitivité. Un avis que partage Nicolas Bouzou, chez Xerfi. "La question qui se pose désormais est celle de la pérennité de cette reprise. Car la baisse de l'euro et la reprise économique chez nos partenaires commerciaux donnent un ballon d'oxygène à notre industrie, mais elles permettent aussi de masquer des maux plus profonds, et en particulier la dégradation de notre compétitivité", indique l'économiste. Il ne faut donc pas perdre de vue que la reprise actuelle pourrait être balayée par le moindre vent contraire, comme une baisse du dollar ou une dégradation de la situation en Allemagne.

Sur l'année, la production industrielle s'affiche à 1,3%. "Ce chiffre reste faible au regard de l'amélioration d'autres indicateurs, l'effet de rattrapage devrait donc se poursuivre dans les prochains mois", estime de son côté Kenneth Wattret, économiste chez BNP Paribas.


Le déficit français se stabilise en novembre
Le déficit de l'Etat français s'affiche fin novembre à 58,6 milliards d'euros contre 58,4 milliards en novembre 2004. Le dérapage observé tout au long des derniers mois par rapport à la situation de 2004 à la même date s'est donc résorbé en fin d'année. Le ministre de l'Economie et des Finances, Thierry Breton, a réaffirmé que les déficits publics de la France, qui englobent à la fois le déficit de l'Etat et les comptes de la Sécurité sociale et des collectivités territoriales, "respecteront" en 2005 et 2006 le seuil de 3% du PIB, dans les clous du pacte de stabilité de l'Union européenne.

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