Les industriels français ont le vent en poupe

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Malgré la flambée du pétrole et une parité monétaire défavorable, l'indice du moral des industriels a dépassé toutes les attentes au mois d'avril pour s'inscrire à 108. Une amélioration essentiellement attribuable à la production passée, tandis que les perspectives restent prudentes.

Un plus haut depuis octobre 2004: attendu en hausse à 106 par le consensus des économistes recueilli par l'agence Reuters, le moral des industriels français s'est inscrit à 108 points en avril. Qui plus est, l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a révisé en hausse d'un point l'indicateur de mars, à 106.

Selon les chefs d'entreprise interrogés en avril, "la conjoncture industrielle continue de s'améliorer". "L'indicateur synthétique du climat des affaires dépasse même légèrement le précédent pic observé en octobre 2004", note l'Insee. "Au vu des perspectives générales de production, l'environnement économique resterait porteur", poursuit l'institut statistique.

"Mais les entrepreneurs se montrent encore relativement prudents sur les perspectives, l'amélioration de l'indice provient essentiellement de la production passée", souligne Laure Maillard, chez Ixis. "A ce titre, il convient de noter la bonne tenue des carnets de commandes, aussi bien domestiques qu'étrangères, ce qui augure d'un bon démarrage du secteur secondaire au deuxième trimestre", poursuit l'économiste. Selon Nicolas Bouzou, chez Xerfi, ce sont probablement les problèmes de compétitivité que connaît la France à l'exportation qui obscurcissent la vision des industriels sur l'avenir.

Selon les entrepreneurs, le rythme de l'activité passée "a progressé dans l'ensemble des secteurs de l'industrie manufacturière". Les stocks de produits finis sont estimé "proches de la normale". Les carnets de commandes globaux "se maintiennent à un assez bon niveau" et la demande étrangère "demeure soutenue".

Un bémol néanmoins. L'amélioration de indice de production passée est essentiellement le fait du secteur automobile; or ce secteur se trouve assez mal orienté à moyen terme. De plus, la flambée des prix du pétrole et le renchérissement de l'euro face au dollar devraient également ternir le tableau dans les prochaines semaines.

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