Thierry Breton mise toujours sur une croissance de 2 à 2,5%

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Alors que l'Insee table sur 2% de croissance cette année, le ministre des Finances se veut un peu plus optimiste. Il annonce de gros efforts en matière de maîtrise des finances publiques.

L'économie française est sur la bonne voie et tous les efforts doivent désormais porter sur la maîtrise des finances publiques: c'est le message qu'a voulu faire passer ce matin le ministre de l'Economie et des Finances Thierry Breton.

Intervenant à l'Assemblée nationale à l'occasion du débat d'orientation budgétaire, le ministre a affirmé que la croissance de l'économie française est "désormais installée sur une tendance de 2 à 2,5%". Alors que l'Insee vient du publier une prévision de croissance de 2% pour cette année (voir ci-contre), Thierry Breton maintient donc la prévision un peu plus optimiste formulée par le gouvernement, d'une fourchette de 2 à 2,5%.

L'optimisme du ministre s'appuie notamment sur la solidité de la demande des ménages et des exportations. Ces dernières commencent enfin à contribuer "significativement" à la croissance, a-t-il précisé lors d'une intervention sur France Inter. En outre, l'investissement redémarre "formidablement", a-t-il assuré.

Soulignant en outre la bonne tenue de l'inflation, le ministre de l'Economie estime donc que l'économie française est désormais capable d'absorber les chocs pétroliers ou monétaires, et devrait demeurer sur un rythme de croissance de 2 à 2,5% dans les années à venir.

Dès lors, a affirmé le ministre aux députés, l'Etat doit se concentrer sur la réduction de son endettement. En 2006, a-t-il de nouveau promis, la dette publique devra retomber de 66,6% à 64,6% du PIB. Pour ce faire, les recettes tirées de la vente d'actifs par l'Etat iront en priorité à la réduction de la dette. Et il en ira de même d'éventuels surplus de recettes fiscales (qui pourraient résulter, par exemple, de la progression de l'activité économique). Il n'y aura donc plus de "gaspillages" de tels surplus, "comme ce fut le cas à la fin des années 90", a-t-il ajouté.

Dans ce contexte, les finances publiques vont être mises au régime sec. L'année prochaine, les dépenses de l'Etat devront progresser "de 1% moins vite que l'inflation". Autrement dit, pour la première fois dans les budgets récents, "l'Etat perdra du pouvoir d'achat". Et pour son propre ministère, qui doit être "la vitrine de la réforme de l'Etat et du désendettement", les dépenses seront même stabilisées en euros courants.

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