CPE : les syndicats exigent une abrogation immédiate

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Alors que les syndicats font du retrait du CPE un préalable à toute discussion, les parlementaires UMP souhaitent que les concessions soient réciproques. De quoi douter d'une issue imminente de la crise. Pour l'heure, les parlementaires se contentent d'écouter les syndicats lors des entrevues organisées cet après-midi.

Aménagement ou abrogation? Au lendemain de la cinquième journée de mobilisation anti-CPE, les douze syndicats opposées au Contrat Première Embauche se sont mis d'accord ce matin pour demander le vote d'une loi d'abrogation avant le 17 avril, date des vacances parlementaires. Sans quoi, estiment-ils, aucune négociation sur la situation des jeunes ne pourra être envisagée.

Alors que les discussions s'annonçaient houleuses cet après-midi, les parlementaires de l'UMP, qui ont reçu la CFDT au Sénat, ont simplement "écouté", a indiqué le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, à la sortie de l'entretien. "On a eu une écoute, mais ils nous ont dit qu'ils nous répondraient après avoir reçu tout le monde", a déclaré François Chérèque. Les parlementaires devaient auditionner dans la foulée la CGT (à 16H30), la CFTC (18H00) et FO (19H00), avant de continuer leurs entretiens avec les syndicats, le patronat, les étudiants et les lycéens, jeudi et vendredi.

Ragaillardis par le succès de la manifestation qui a réuni hier entre 1 et 3,1 millions de personnes, les syndicats craignent pas de continuer à en découdre si le gouvernement n'abroge pas séance tenante l'article de loi sur le CPE. "Si nous n'avons pas la garantie que le CPE sera abrogé, nous déciderons lundi d'un nouveau temps fort de mobilisation", a déclaré Maryse Dumas, à la CGT.

Leur discours tranche en tout cas avec celui des parlementaires UMP. Tout en prenant soin de ne pas mentionner les aménagements proposés par le chef de l'Etat vendredi dernier, Josselin de Rohan, président du groupe UMP au Sénat, a souhaité qu'à l'occasion des discussions entre les parlementaires UMP et les partenaires sociaux, "les uns et les autres fassent des efforts pour rapprocher les points de vue", des efforts voire même "des concessions"...

La ligne de fracture subsiste au sein de l'UMP entre "villepinistes" et "sarkozystes". Ce qui rend l'exercice encore plus difficile pour Bernard Accoyer, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, chargé de préparer avec son homologue au Sénat une proposition de loi et de renouer le dialogue avec les syndicats. Il ne reste plus qu'un mois pour trouver une solution permettant de satisfaire les syndicats tout en sauvant la face des partisans du CPE. La proposition de loi sera discutée le 2 mai à l'Assemblée nationale.

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