La faiblesse de l'automobile nuit à l'industrie française

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Toujours au-dessus de sa moyenne de long terme, l'indicateur du moral des industriels a très légèrement reculé à 107 en septembre contre 108 en juillet. A quelques jours de l'ouverture du Mondial de l'Automobile, les perspectives restent sombres pour ce secteur où les stocks de produits finis s'entassent.

Le secteur automobile confirme son rôle de maillon faible de l'industrie française. Selon les chefs d'entreprises interrogés par l'Insee pour le calcul de son indice du moral des industriels, la conjoncture industrielle "demeure assez favorable, à l'exception du secteur automobile".

Globalement, l'indicateur du moral des industriels français a légèrement reculé à 107 points en septembre contre 108 en juillet, chiffre révisé en baisse de 1 point. L'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) ne publie pas cet indicateur pour le mois d'août. Les entrepreneurs ont constaté que le rythme de l'activité passée a "un peu ralenti" dans l'industrie manufacturière.

"Le niveau élevé de l'euro, le ralentissement à venir de l'économie allemande et la correction baissière de la consommation dans les prochains mois devraient amplifier le mouvement de baisse. Au total, après avoir atteint 2,3 % cette année, la croissance française sera donc d'au mieux 1,8% l'an prochain, contre une prévision gouvernementale proche de 2,5% (lire article ci-dessous)", indique Marc Touati, chez Natexis. Le traditionnel collectif budgétaire d'après l'élection présidentielle devrait donc s'avérer "costaud".

Mais grâce à la conjoncture toujours favorable, les carnets de commandes globaux et étrangers demeurent convenablement étoffés. Les perspectives personnelles de production au cours des trois prochains mois restent légèrement au-dessus de leur moyenne de longue période. Enfin, selon les chefs d'entreprise, le contexte économique global de l'industrie s'améliore.

C'est dans le secteur des biens d'équipement que l'activité est la plus dynamique. "Il faut très clairement voir ici la poursuite de la diffusion de la reprise allemande sur la conjoncture industrielle hexagonale", souligne Alexander Law, chez Xerfi.

En revanche, selon les entrepreneurs de la branche automobile, l'activité passée a de nouveau fléchi. Les stocks de produits finis sont désormais jugés très lourds. Les carnets de commandes globaux continuent de se dégarnir. Sur les marchés extérieurs, les carnets de commandes sont proches de la normale. Les perspectives personnelles de production au cours des trois prochains mois restent ternes.

"C'est particulièrement pénalisant pour l'industrie française en raison du poids d'un secteur qui fait travailler une myriade de petites entreprises fournisseurs, lesquelles pâtissent des mauvais résultats actuels de PSA et de
Renault", regrette Alexander Law. La nouvelle tombe d'autant plus mal que l'ouverture du Mondial de l'Automobile a lieu jeudi.

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