Smoking or no smoking ?

Finie, l'odeur âcre du tabac dans les bureaux et dans les administrations... en tout cas à partir du 1er février prochain. La décision, qui couvait depuis plusieurs mois, et que le Premier ministre vient d'annoncer, fait grand bruit. Mais où est le problème en fait? La France n'est pas le premier pays au monde à vouloir réduire, pour des raisons de santé - et de deniers - publics la consommation de tabac. Et d'autres pays ont mis en place une interdiction similaire, voire plus stricte, sans que cela fasse de vagues. Ou en tout cas, tout le monde a fait preuve de qualités d'adaptation face à la nouvelle loi. Alors, ces pays sont-ils plus subtils que la France? Peut-être. Ou leurs citoyens plus obéissants? C'est possible aussi. Toujours est-il que, contrairement à leur réputation, les Italiens ont par exemple très bien accepté la loi anti-tabac, mise en application au 1er janvier 2005, et les craintes exprimées par les restaurateurs de voir la fréquentation de leurs établissements baisser ne se sont pas vérifiées. Certes, un an après la mise en application de la loi, les ventes de cigarettes avaient baissé d'un peu plus de 10% en Italie, mais le chiffre est relatif, puisque la chute avait été de près du double au tout début de la mise en place de la loi. Et que dire de la Pologne? La proposition anti-tabac dans ce pays va bien plus loin que dans les autres pays de l'Union européenne, puisque les Polonais risqueraient une amende de 5.000 euros s'ils étaient pris en flagrant délit de fumer dans un restaurant ou un café, bien entendu, mais aussi dans une cage d'escalier ou dans leur voiture! Les dispositions prévues ont même été considérées comme discriminatoires par le Tribunal des droits de l'homme à Strasbourg! Il n'empêche, les Polonais devraient bientôt connaître les joies de la cigarette sur le trottoir - par moins quinze l'hiver. Et personne n'y trouve à redire...Au contraire, les Suédois, réputés eux aussi pour être de bons citoyens, ont en fait rechigné pendant longtemps à arrêter de fumer. Au point qu'au 1er juin 2005, le gouvernement a dû intimer l'ordre aux cafetiers et restaurants d'appliquer bel et bien une règle anti-tabac. Trop cher, ont répondu les patrons de bars et de restaurant. Au lieu d'équiper leurs établissements d'un local spécial fumeur avec aération adéquate, ils ont préféré mettre les consommateurs à l'air pur, en terrasse. Là aussi, en plein hiver, mieux vaut avoir une couverture sur les genoux et une système de chauffage. Mais c'est moins cher que le local fumeur pour le restaurateur - et tellement plus romantique pour le consommateur. Bref, il ne reste plus qu'à voir quelles seront les qualités d'adaptation des Français en la matière...

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