L'inflation se transmet aux salaires américains

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Alors que le pétrole atteint aujourd'hui un nouveau record historique, les salaires, vecteur essentiel d'inflation, ont augmenté de 0,5% en juin aux Etats-Unis, la plus forte progression en cinq ans. En juin, 121.000 emplois ont été créés, contre 175.000 attendus.

Pas étonnant, avec un baril de pétrole à 75,78 dollars aujourd'hui à New York, que les salaires finissent par être un peu bousculés. Par voie de contagion, dans le sillage des prix de l'énergie, le salaire horaire moyen a grimpé de 3,9% sur un an, et de 0,5% au mois de juin, la plus forte progression en cinq ans. Il a ainsi grimpé de 8 cents à 16,70 dollars. De quoi alarmer nombre d'économistes, qui tablaient en moyenne sur une hausse de 0,3%. Certains restent néanmoins très sereins. "Ce chiffre suit une progression des salaires de 0,1% en mai, et le rapport sur le pouvoir d'achat des ménages a montré que les revenus disponibles restent en réalité très peu élevés", estime Richard Iley, chez BNP Paribas.

Autre nouvelle, l'économie américaine a créé 121.000 emplois en juin après en 92.000 en mai, alors que les spécialistes s'attendaient en moyenne à une création de 175.000 emplois. Depuis plusieurs mois maintenant les créations d'emplois ont tendance à ralentir. "Au deuxième trimestre, la croissance de l'emploi s'est établie à 108.000 créations de postes par mois contre 169.000 au cours des 12 mois précédents", a noté Kathleen Utgoff, commissaire au bureau des statistiques sur l'emploi.

En revanche, le taux de chômage est resté stable à 4,6% de la population active, conformément aux attentes. A un si faible niveau de taux de chômage, il fallait bien s'attendre à ce que les employeurs finissent par proposer des salaires plus intéressants à leurs salariés.

Dans les prochains mois, la hausse progressive des taux déjà effectuée par la Fed devrait naturellement atténuer les tensions inflationnistes. Ben Bernanke, président de la Réserve Fédérale (Fed), ne devrait donc pas poursuivre très longtemps ses resserrements monétaires. La semaine dernière, il a procédé au dix-septième relèvement consécutif d'un quart de point de son taux directeur, à 5,25%. Les économistes s'attendent à un dernier tour de vis en août avant que la Fed mette enfin un terme à sa politique de rigueur.

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