Déclin passager de la production industrielle allemande en décembre

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Contre toute attente, la production industrielle allemande a reculé de 0,5% en décembre. De même que la déception sur les commandes industrielles, ce déclin semble passager. Car le premier trimestre a démarré sous les meilleurs auspices outre-Rhin.

Dans le sillage de la baisse surprise des commandes industrielles publiées hier, la production industrielle de la première économie européenne en décembre a déçu les attentes ce matin, s'inscrivant en recul pour le deuxième mois consécutif. "La bonne performance dans les secteurs de la construction et de l'énergie, en hausses respectives de 3,4% et 1,4%, n'a pas réussi a compenser le déclin de 0,8% de la production manufacturière", indique Luigi Speranza, économiste chez BNP Paribas.

Alors que les économistes du consensus recueilli par Bloomberg tablaient sur une hausse de 0,7%, la production industrielle a baissé de 0,5% en décembre, après un recul de 0,4% le mois précédent. Les commandes industrielles ont également chuté en décembre, pour la première fois en quatre mois, notamment en raison du recul de la demande étrangère.

Des chiffres qui contrastent avec l'optimisme croissant des chefs d'entreprises germaniques. L'indice mesurant la confiance du milieu des affaires a atteint un sommet depuis quatre ans en janvier. Dès lors, tout porte à croire que ce déclin du secteur secondaire est accidentel. "On peut encore compter dans les prochains mois sur une poursuite de l'évolution tendanciellement positive de la production", assure d'ailleurs le communiqué du ministère de l'Economie. "Le léger déclin de fin d'année sera vraisemblablement suivi d'un rebond conjoncturel début 2006", estime de son côté Luigi Speranza.

L'économiste souligne que Jean-Claude Trichet néglige également les soubresauts conjoncturels pour s'attacher à la tendance de long terme. Le président de la Banque centrale européenne (BCE) s'est dit convaincu hier à Londres que la reprise en zone euro se poursuivrait. Recul de la production industrielle ou pas, a priori les dés sont jetés pour un tour de vis supplémentaire d'un quart de point de la BCE le mois prochain.

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