L'Opep maintient ses quotas, l'Iran rassure sur ses livraisons

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Alors que l'Opep confirme le maintien de ses quotas de production à un niveau élevé, l'Iran assure que le pays n'utilisera pas l'arme du pétrole dans le dossier nucléaire. Le baril de brut poursuit son repli pour la troisième séance consécutive.

Alors que les violences au Nigeria et les tensions géopolitiques en Iran soutiennent le pétrole à plus de 60 dollars le baril, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep ) a décidé de ne pas jeter d'huile sur le feu. Lors de la conférence qui se tenait à Vienne aujourd'hui, le ministre du pétrole de l'Arabie Saoudite, Ali al-Naimi, a affirmé que les quotas de production seraient donc maintenus à 28 millions de barils par jour, le niveau le plus élevé depuis près de deux décennies.

Par ailleurs, le ministre iranien du Pétrole, Kazem Vaziri-Hamaneh, a profité de la réunion de Vienne pour assurer que son pays n'arrêterait pas ses exportations de pétrole en dépit de son différend avec l'Occident sur son programme nucléaire. Plus tôt dans la semaine, le chef de la délégation iranienne à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Javad Vaïdi, avait déjà déclaré que son pays ne comptait pas "pour l'instant utiliser l'arme du pétrole", précisant toutefois que si la "situation changeait, il modifierait sa politique". Les Etats-Unis et l'Union européenne, qui soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de l'arme nucléaire sous couvert d'un programme nucléaire civil, appellent le Conseil de sécurité de l'ONU à prendre des mesures pour contraindre l'Iran à revenir sur ses activités d'enrichissement d'uranium.

Résultat, le pétrole a poursuivi aujourd'hui son recul sur le marché pour la troisième séance consécutive, en repli de 0,46% à 61,15 dollars à New York. L'Opep avait augmenté cinq fois son quota de production l'an dernier pour satisfaire la demande exponentielle de pays à forte croissance comme la Chine et apaiser les tensions sur les marchés pétroliers. Depuis fin décembre, les violences au Nigeria, sixième pays exportateur de l'Organisation, ont conduit à une interruption des exportations en provenance de l'ouest du pays, suite à des sabotages de pipelines et des enlèvements de personnel.

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